Mort de George Floyd : Joe Biden accuse Donald Trump d'avoir transformé les Etats-Unis en "champ de bataille"

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, lors d\'une conférence de presse sur les manifestations antiracistes aux Etats-Unis, le 2 juin 2020 à Philadelphie (Pennsylvanie). 
Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, lors d'une conférence de presse sur les manifestations antiracistes aux Etats-Unis, le 2 juin 2020 à Philadelphie (Pennsylvanie).  (JIM WATSON / AFP)

S'il est élu, le candidat démocrate à la présidentielle américaine a promis de chercher "à guérir les blessures raciales qui meurtrissent notre pays depuis si longtemps, et non pas à les utiliser pour des avantages politiques".

Joe Biden a vivement critiqué, mardi 2 juin, la réponse de Donald Trump aux manifestations antiracistes aux Etats-Unis. La mort de George Floyd, un homme noir tué pendant une interpellation, est un "électrochoc pour notre pays, pour nous tous", a déclaré le candidat démocrate à la présidentielle, lors d'un déplacement à Philadelphie (Pennsylvanie). C'était la première fois depuis la mi-mars que Joe Biden s'aventurait hors de son Etat du Delaware, où il était confiné en raison de la pandémie de Covid-19.

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Filmé par des passants, l'homicide de George Floyd (asphyxié, visage contre terre, sous le genou d'un policier blanc) a indigné le pays et provoqué une vague de manifestations à travers les Etats-Unis, parfois émaillées de violences. Joe Biden a condamné à plusieurs reprises les affrontements mais a accusé Donald Trump d'avoir "transformé ce pays en un champ de bataille divisé par les vieux ressentiments et les peurs nouvelles". "Il pense que la division l'aide" pour remporter la présidentielle, a affirmé le démocrate, qui devance le républicain dans les sondages.

Le démocrate appelle à "s'attaquer au racisme institutionnel"

Joe Biden a également dénoncé l'évacuation de manifestants à coups de "gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes", lundi soir, pour permettre à Donald Trump de réaliser une "opération de communication" en se rendant devant une église proche de la Maison Blanche, une bible à la main. En voyant ces scènes, "nous sommes en droit de penser que le président est plus préoccupé par le pouvoir que par les principes. Qu'il est plus intéressé par servir les passions de sa base que les besoins de ceux dont il est censé s'occuper", a assené le démocrate.

"Nous ne pouvons pas être naïfs. J'aimerais pouvoir dire que la haine a commencé avec Donald Trump et disparaîtra avec lui. Ce n'est pas le cas. Et cela n'arrivera pas. L'histoire américaine n'est pas un conte de fées avec une fin heureuse garantie, a souligné l'ancien vice-président de Barack Obama. Je ne manipulerai pas la peur et la division. Je n'attiserai pas les braises de la haine. Je chercherai à guérir les blessures raciales qui meurtrissent notre pays depuis si longtemps, et non pas à les utiliser pour des avantages politiques". "Le moment est venu pour notre pays de s'attaquer au racisme institutionnel", a-t-il conclu en exhortant le Congrès à agir dès ce mois-ci, en "commençant par une véritable réforme de la police".

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