Mort de George Floyd : extrêmes tensions à Washington, Minneapolis et Salt Lake City

FRANCEINFO

Après la mort de l’Afro-Américain George Floyd à Minneapolis, les émeutes se sont répandues jusqu’à Washington, où les services secrets ont dû mettre à l’abri Donald Trump dans un bunker.

Scène inimaginable aux États-Unis. Le square Lafayette, au pied de la Maison Blanche, est le théâtre d’émeutes. Dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin, malgré le couvre-feu en vigueur, les manifestants sont toujours là en plein coeur de la capitale fédérale, scandant le nom de George Floyd. Rien ne dissipe la colère de ces révoltés. Dans la ville d'habitude si calme, des casseurs défoncent des immeubles d’affaires et entrent y mettre le feu, les restaurants sont fracassés alors que le président est à l’abri dans une Maison Blanche cadenassée.

Des policiers genou à terre

À Minneapolis lundi 1er juin, le chauffeur d’un camion-citerne aurait voulu forcer le passage et foncer sur la foule. Un essaim de manifestants le stoppe. Il est sorti du camion, battu et sera remis à la police. À Salt Lake City, c’est un homme avec un arc qui vise les manifestants et que la foule maîtrisera. Signes d’espoir au milieu de toute cette violence : de nombreuses unités de police comprennent et réconfortent les manifestants. Auparavant c’étaient les sportifs militants, aujourd’hui ce sont les policiers qui mettent le genou à terre en signe d’apaisement, le nouveau symbole d’une Amérique qui cherche comment se rassembler.

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