Facebook annonce avoir détecté une action de manipulation politique liée à l'Iran

Le réseau social Facebook a mis en place une \"war room\" pour lutter contre les manipulations de l\'information.
Le réseau social Facebook a mis en place une "war room" pour lutter contre les manipulations de l'information. (FRANKHOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

Aucun lien n'a cependant pu être établi avec les autorités iraniennes.

Facebook fait le ménage à l'approche des élections américaines. Le réseau social a annoncé, vendredi 26 octobre, avoir supprimé 82 pages, groupes et comptes douteux relevant d'une action "coordonnée" de manipulation politique venant d'Iran et visant les usagers aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Il n'a cependant pas trouvé de lien avec le gouvernement de ce pays. Ces pages et comptes supprimés montraient "un comportement illégitime et coordonné qui a pour origine l'Iran", a écrit le groupe vendredi, à dix jours des élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis.

"Les administrateurs de ces pages et les détenteurs de ces comptes se présentaient généralement comme des citoyens américains, et dans quelques cas britanniques, et publiaient des contenus sur des sujets très politiques comme les relations inter-ethniques, l'opposition au président [Donald Trump] et l'immigration", écrit dans un communiqué Nathaniel Gleicher, chargé de la sécurité informatique chez Facebook. Il avait déjà détecté des activités suspectes venues d'Iran et supprimé des comptes au mois d'août.

Une "war room" contre les manipulations

"Compte tenu des élections, nous avons pris des mesures dès que notre enquête initiale a été terminée", dit encore Nathaniel Gleicher, ajoutant avoir prévenu les autorités américaines et britanniques ainsi que la police américaine et le Congrès. Facebook est très critiqué pour ne pas avoir su détecter des campagnes de manipulation de la présidentielle américaine en 2016, attribuées à la Russie, et communique très régulièrement sur ses actions destinées à assainir le réseau. Plus récemment, le New York Times a révélé que l'armée birmane avait utilisé Facebook pour une campagne haineuse contre la minorité rohingya.

Le groupe a récemment ouvert une "salle de crise" ("war room") dans ses locaux aux Etats-Unis, où se trouve une équipe spécialisée dédiée à la surveillance de toute activité douteuse susceptible de pouvoir manipuler l'opinion publique à l'approche d'élections.

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