Les pompiers du 11-Septembre plus exposés aux risques d'accidents cardiovasculaires

Un pompier devant les ruines du World Trade Center, à New York (Etats-Unis), le 11 septembre 2001.
Un pompier devant les ruines du World Trade Center, à New York (Etats-Unis), le 11 septembre 2001. (DOUG KANTER / AFP)

C'est ce que montre une nouvelle étude publiée le 6 septembre dans une revue de l'Académie de médecine américaine, "Jama Network Open".

Des études avaient déjà montré des risques de cancers accrus chez les pompiers mobilisés face aux attentats du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Une nouvelle étude publiée vendredi 6 septembre montre que ces hommes encourent également des risques accrus de maladies cardiovasculaires.

L'étude, publiée dans une revue de l'Académie de médecine américaine, Jama Network Open (en anglais), a examiné les données médicales de près de 9 800 pompiers masculins mobilisés le jour même et dans les mois qui ont suivi l'effondrement des tours jumelles. Dans les seize ans qui ont suivi, 489 accidents cardiovasculaires ont été enregistrés parmi eux – dont des infarctus du myocarde, des opérations des artères coronaires ou des décès par crise cardiaque.

Les pompiers arrivés le matin plus affectés

Une fois neutralisé le facteur de l'âge, l'étude montre que les accidents ont touché plus fortement les pompiers arrivés sur le site dans la matinée du 11 septembre, plutôt que ceux arrivés l'après-midi ou les jours suivants, après l'effondrement des tours. L'étude a aussi mis en évidence un nombre d'accidents cardiovasculaires plus élevé chez les pompiers mobilisés pendant plus de six mois sur le site de Ground Zero, par opposition à ceux y ayant travaillé moins longtemps.

Cette étude vient s'ajouter à plusieurs autres réalisées ces dernières années sur les conséquences des fumées toxiques qui ont enveloppé le quartier du World Trade Center. Selon les chiffres officiels, plus de 200 pompiers new-yorkais mobilisés dans la foulée des attentats ont depuis péri des suites de maladies liées à leur intervention. Vingt-deux nouveaux noms ont été gravés cette année sur le mur érigé en mémoire des pompiers morts à la suite des attentats.

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