Le coliving, la solution pour les célibataires de la génération Y ?

Plan du futur espace de coliving aménagé par Troy Evans à Syracuse, dans l\'Etat de New York.
Plan du futur espace de coliving aménagé par Troy Evans à Syracuse, dans l'Etat de New York. (COMMONSPACE)

A Syracuse, dans l'Etat de New York, un entrepreneur est en train de construire un espace d'habitation commun pour jeunes adultes.

Avoir son chez-soi, sans vivre seul. C'est le concept du coliving qu'est en train de développer un entrepreneur à Syracuse dans l'Etat de New York, aux Etats-Unis. Après avoir créé un espace de coworking dans un immeuble de la ville, Troy Evans veut aller plus loin et aménager un espace d'habitation commune sur les deux étages restants, raconte le magazine américain The Atlantic dans un long article publié vendredi 6 novembre et repéré par Slate

Cette sorte de dortoir pour adultes célibataires de la génération Y, baptisé "Commonspace" ("espace commun"), comptera 21 petits appartements de 27m2, avec chacun une petite cuisine, une salle de bains et une chambre. Les résidents de la cette communauté, sorte de réseau social physique, auront accès à plusieurs pièces communes dont une grande cuisine, un salon, un jardin sur le toit et des commodités.

Facebook et Slack pour communiquer

Pour assurer la cohésion sociale du lieu, Troy Evans et son partenaire, John Talarico, ont embauché un ingénieur social pour faciliter les événements de groupe et maintenir l'harmonie entre les colocataires. Ces derniers pourront communiquer entre eux par le biais de groupes Facebook et d'outils en ligne comme Slack. Dans la vie réelle, ils pourront partager des dîners hebdomadaires, jardiner sur le toit ou faire la tournée des bars, promettent les concepteurs de "Commonspace".

"Nous essayons de combiner un appartement abordable avec ce style de communauté de vie, plutôt que de vivre seul dans un studio en banlieue", explique Troy Evans à The Atlantic. Les loyers varieront entre 700 dollars (650 euros) et 900 dollars (837 euros), ce qui est lègèrement moins cher qu'un deux-pièces en centre-ville, font valoir les deux partenaires.

Des colocataires qui n'en sont pas

Les chambres sont construites pour être extrêmement insonorisées, et même si le bâtiment est conçu pour l'activité sociale, les appartements sont conçus pour les introvertis qui veulent une vie privée, assurent-ils encore. "C'est le compromis idéaI. Vous avez des colocataires, mais ce sont pas colocataires", illustre une des futures résidentes, en couple.

Si la formule fonctionne, elle pourrait être étendue par Troy Evans à d'autres villes américaines. Des espaces de coliving existent déjà à New York, mais ils sont beaucoup plus onéreux, comme le rappelle Slate. En Europe, et notamment en Norvège, des projets d'habitat collaboratif se développent également, permettant de s'offrir à plusieurs des surfaces plus généreuses.

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