La maladie de Lyme a-t-elle été créée dans un laboratoire du Pentagone ? Un élu américain demande une enquête

Une tique photographiée dans la région de Sancerre (Cher), le 15 avril 2007. 
Une tique photographiée dans la région de Sancerre (Cher), le 15 avril 2007.  (JOEL BRICOUT / BIOSPHOTO / AFP)

L'amendement de cet élu républicain a été voté à la Chambre des représentants.

Le Pentagone a-t-il créé la maladie de Lyme, pensant se servir de tiques comme d'une arme contre d'éventuels ennemis ? C'est ce que soupçonne un élu républicain du New Jersey, Chris Smith. Les élus de la Chambre des représentants ont approuvé un amendement (en anglais) dans lequel il demande à l’Inspection générale du ministère de la Défense un rapport sur des tests militaires secrets qui auraient été effectués entre 1950 et 1975 sur des tiques, rapporte The Guardian (en anglais), mercredi 17 juillet.  

Cet amendement demande aussi de faire toute la lumière sur le risque que ces tiques modifiées aient contribué à la propagation de la maladie de Lyme, laquelle est transmise aux humains par le petit arachnide. Ce rapport doit non seulement établir si des tests ont bien été menés sur des tiques pour le bénéfice de l'armée américaine, mais aussi si "des tiques ou insectes ayant participé à ces expériences ont pu s'échapper du laboratoire, accidentellement ou à titre expérimental".   

Pour être effectivement adopté, cet amendement doit toutefois être approuvé par l'autre chambre de l'appareil législatif américain, le Sénat, explique le quotidien britannique. 

Une théorie avancée par de nombreux ouvrages 

Chris Smith a déclaré que l'idée de déposer cet amendement lui était venue à la lecture "d'un nombre de livres et d'articles suggérant que de telles études avaient été menées dans des centres gouvernementaux tels que Fort Detrick, dans le Maryland, et Plum Island, dans l'Etat de New York, afin de changer des tiques et autres insectes en armes biologiques". 

Cette théorie fait notamment l'objet d'un livre publié au mois de mai par Kris Newby de l'université de Stanford, elle-même atteinte de cette maladie qui affecte 400 000 Américains chaque année, explique The Guardian

La maladie de Lyme toucherait "plusieurs millions d’humains qui, par conséquent, souffrent d’arthrite rhumatoïde juvénile", ajoute Ouest France, faisant état "d'une augmentation significative du nombre de nouveaux cas (...) entre 2017 et 2018 (104 cas pour 100 000 habitants en 2018 contre 69 cas pour 100 000 en 2017)."

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