Incendies en Californie : des fumées "très diluées" sont arrivées dans le nord de la France en "cinq à six jours"

Une maison détruite par l\'incendie à Oroville en Californie (Etats-Unis).
Une maison détruite par l'incendie à Oroville en Californie (Etats-Unis). (BENJAMIN ILLY / FRANCE-INFO)

Selon François Jobard, prévisionniste à Météo France, ces fumées qui "sont présentes vers six à huit kilomètres d'altitude" ont traversé l'Atlantique grâce à un courant d'air rapide et confiné.

Des fumées "très diluées" provenant des incendies qui ravagent la Californie aux États-Unis depuis plusieurs jours ont traversé près de 9 000 kilomètres en "cinq à six jours" pour arriver dans le nord de la France, a constaté le prévisionniste de Météo France François Jobard samedi 12 septembre sur franceinfo. Ce phénomène est dû à un "courant-jet d'altitude".

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"Selon les premières modélisations, on a pu constater que ces particules de fumée qui sont rejetées en très grosse quantité au-dessus de la Californie ont pu prendre, pour certaines parties, une trajectoire vers l'est, le nord-est, traverser le nord des États-Unis puis finir par traverser l'Atlantique portées par les vents d'Ouest", décrit François Jobard. Ces particules ont poursuivi leur trajectoire "de façon très diluée" en traversant l'Atlantique pour se retrouver à partir de ce vendredi "essentiellement sur les îles britanniques, mais une partie fortement diluée a pu traverser le nord de la France, entre vendredi et ce samedi matin".

Difficile de distinguer fumée et pollution

Le prévisionniste estime que ces fumées qui "sont présentes vers six à huit kilomètres d'altitude" ont été prises dans un "courant-jet", c'est-à-dire un courant d'air rapide et confiné en altitude, de vent d'Ouest et allant vers l'Est. Ce phénomène "met en évidence les courants dans l'atmosphère", relève-t-il.

Néanmoins, pour François Jobard , il est "compliqué" de faire la part des choses entre ces fumées très diluées et la pollution aérienne. "Ça fait plusieurs jours qu'on a un anticyclone au-dessus de nos têtes, notamment en région parisienne, donc il y a beaucoup d'aérosols qui sont dûs à la pollution et à des vents qui sont depuis plusieurs jours très faibles sur la région".

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