Immigration: Washington songe à séparer les enfants clandestins de leurs parents

L’administration Trump muscle encore plus son dispositif sur l’immigration. Le président américain a signé un nouveau décret pour interdire l'entrée aux Etats-Unis de ressortissants de six pays musulmans. Son secrétaire à la Sécurité intérieure, lui, envisage de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins.


«Je ferais presque n'importe quoi pour dissuader les gens d'Amérique centrale de se lancer dans ces réseaux très dangereux qui les amènent à travers le Mexique et jusqu'aux Etats-Unis», a déclaré John Kelly, secrétaire américain à la Sécurité intérieure.
 
Ancien général, désormais en charge du contrôle de l'immigration et de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, John Kelly est un des féroces partisans des décrets anti-immigration édictés par Donald Trump. Sa détermination va jusqu’à envisager de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins dans le but de décourager un maximum de personnes d'entrer aux Etats-Unis illégalement.


«Nous avons beaucoup d'expérience pour nous occuper des mineurs non accompagnés» en les mettant dans des foyers spécialisés ou en les rapprochant de familles d'accueil, a souligné John Kelly. «Donc oui, j'envisage, dans le but de dissuader davantage de mouvements par le biais de ces terribles réseaux, de séparer les enfants de leurs parents qui seraient entrés illégalement aux Etats-Unis. On traiterait bien ces enfants pendant qu'on s'occupe de leurs parents.» 

L'Irak retiré de Muslim Ban, l'Iran maintient la réciprocité
Le président Donald Trump a signé lundi 6 mars un nouveau décret interdisant pendant 90 jours l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans (Soudan, Iran, Syrie, Libye, Somalie et Yémen), décret amendé en vue de passer l'obstacle de la justice et d'éviter le tollé mondial de sa première version.

Principaux amendements par rapport au décret du 27 janvier, bloqué par la justice fédérale: l'Irak ne fait plus partie des pays dont les ressortissants ne pourront plus entrer aux Etats-Unis et les résidents permanents (cartes vertes) ainsi que les détenteurs de visas sont explicitement protégés. 
 

Si Bagdad se réjouit de sa sortie de la liste noire, Téhéran ne décolère pas et maintient la réciprocité en n'accordant plus de visas aux ressortissants américains. Fin janvier, Téhéran avait qualifié le précédent décret du président Trump d'«insultant» et de «honteux».

Plus d'un million d'Iraniens vivent aux Etats-Unis, environ 35.000 s'y sont rendus avec un visa en 2015. Depuis l'investiture de Donald Trump le 20 janvier 2017, le ton n'a cessé de monter entre Washington et Téhéran, dont les relations diplomatiques ont été interrompues peu après la révolution islamique de 1979 et l'occupation de l'ambassade américaine à Téhéran.
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