Etats-Unis : un Américain exécuté sur la chaise électrique, une première depuis 2013

Edmund Zagorski a été exécuté sur la chaise électrique dans le Tennessee (Etatrs-Unis), le 1er novembre 2018.
Edmund Zagorski a été exécuté sur la chaise électrique dans le Tennessee (Etatrs-Unis), le 1er novembre 2018. (REUTERS)

L'homme avait été condamné à la peine capitale en 1984 pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue.

Ses derniers mots ont été : "C'est parti." Un Américain, qui préférait mourir par électrocution plutôt que par injection létale, a été exécuté sur la chaise électrique jeudi 1er novembre dans le Tennessee. Edmund Zagorski avait été condamné à la peine capitale en 1984 pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. La chaise électrique, qui n'est plus autorisée que dans neuf Etats, n'avait pas servi depuis 2013 aux Etats-Unis.

Après trente-quatre ans dans le couloir de la mort, Edmund Zagorski devait être exécuté en octobre par injection létale mais, à la dernière minute, il avait demandé à mourir sur la chaise électrique. En cas d'injection, "les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue", alors que s'il est électrocuté, il ressentira "une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes", avaient écrit ses avocats dans leur requête. Lors de son exécution, des éponges imbibées d'eau salée ont été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

Ne pas "être soumis la torture de l'injection"

Le condamné avait précisé ne pas être favorable à l'électrocution, mais ne voulait pas "être soumis à la torture de l'injection". Les injections létales sont la méthode d'exécution la plus fréquente aux Etats-Unis, mais elles sont vivement contestées en raison de défaillances possibles de la drogue utilisée pour anesthésier les condamnés.

La demande d'être exécuté sur la chaise électrique, est"une conséquence directe de l'exigence macabre de la Cour suprême qui impose aux condamnés à mort de proposer une alternative avant d'évaluer si une méthode d'exécution est cruelle au regard de la Constitution, a dénoncé le directeur du Centre d'information sur la peine de mort – une association d'études sur la peine de mort – avant l'exécution.

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