Etats-Unis : les mots de passe des réseaux sociaux bientôt exigés pour obtenir un visa ?

Des voyageurs arrivent à l\'aéroport JFK, le 4 février 2017, à New York (Etats-Unis). 
Des voyageurs arrivent à l'aéroport JFK, le 4 février 2017, à New York (Etats-Unis).  (BRENDAN MCDERMID / REUTERS)

C'est ce qu'a laissé entendre le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly. Une mesure qui concerne notamment les sept pays visés par le décret anti-immigration de Donald Trump. 

On vous demande de les garder secrets, mais certains de vos mots de passe tomberont peut-être bientôt entre les mains des ambassades américaines. Les Etats-Unis pourraient exiger des demandeurs de visa leurs mots de passe afin d'accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux, a affirmé le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, mardi 7 février. 

Cette mesure permettra de procéder à des vérifications plus poussées. Elle vise à renforcer les contrôles préalables des visiteurs et à éliminer ceux qui pourraient constituer une menace sécuritaire, ce que Donald Trump avait qualifié de "vérification extrême". Cela concerne tout particulièrement les ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Syrie, Libye, Irak, Somalie, Soudan et Yémen) dont les procédures de contrôle sont très faibles, selon John Kelly.

Les sept pays concernés par le décret dans le collimateur

L'entrée des ressortissants de ces pays et de tous les réfugiés a été interdite temporairement le 27 janvier par le président Donald Trump dans un décret attaqué en justice"Nous voulons avoir la possibilité de consulter leurs réseaux sociaux, avec les mots de passe", a déclaré John Kelly lors d'une audition devant la commission sur la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants.

"Il est très difficile de faire de véritables contrôles dans ces pays, dans les sept pays... Mais s'ils viennent [chez nous], nous voulons pouvoir dire quels sites ils consultent sur internet et qu'ils nous donnent leurs mots de passe pour que nous sachions ce qu'ils font sur internet", a-t-il avancé. John Kelly a souligné qu'aucune décision n'avait encore été prise à ce sujet, mais que ces contrôles renforcés seraient certainement appliqués à l'avenir.