Etats-Unis : la reconnaissance faciale a servi à identifier le tireur d'Annapolis

Le suspect de la tuerie d\'Annapolis (Maryland), Jarrod Ramos.
Le suspect de la tuerie d'Annapolis (Maryland), Jarrod Ramos. (ANNE ARUNDEL POLICE / REUTERS)

"Nous aurions mis beaucoup plus de temps à l'identifier et à faire avancer l'enquête sans ce système", a affirmé, vendredi, le chef de la police locale.

La technologie de la reconnaissance faciale a été un outil clé pour identifier le tireur présumé d'Annapolis (Maryland, Etats-Unis), qui a abattu cinq employés d'un journal local jeudi 28 juin. La police a affirmé que Jarrod Ramos, déjà connu de ses services, avait refusé de coopérer et qu'il n'était pas immédiatement possible d'utiliser ses empreintes digitales. "Nous aurions mis beaucoup plus de temps à l'identifier et à faire avancer l'enquête sans ce système", a affirmé, vendredi, le chef de la police locale.

La reconnaissance faciale, qui est utilisée par les forces de l'ordre et dans le domaine commercial, n'est que très peu régulée aux Etats-Unis. Ses détracteurs craignent notamment qu'elle puisse être utilisée à des fins de surveillance sans mandat des autorités et estiment que cette technologie n'est pas encore suffisamment fiable.

Un Américain sur deux concerné ?

Dans le Maryland, l'organisme public qui gère notamment les prisons dispose, depuis 2011, d'une base de données de reconnaissance faciale, selon un rapport universitaire publié en 2016. Il dispose ainsi de quelque 7 millions d'images issues des permis de conduire, de 3 millions d'images de "délinquants connus" et peut aussi chercher parmi 24,9 millions d'images du FBI. L'image de près d'un Américain adulte sur deux se trouve dans une base de données de reconnaissance faciale, selon ce même rapport.