Etats-Unis : l'Alabama veut castrer chimiquement les pédophiles avant leur libération anticipée

Les drpaeaux de l\'Alabama et des Etats-Unis, le 15 mai 2019 à Montgomery.
Les drpaeaux de l'Alabama et des Etats-Unis, le 15 mai 2019 à Montgomery. (JULIE BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Cette mesure controversée déjà en vigueur dans plusieurs autres Etats américains.

Une nouvelle mesure radicale contre les pédophiles aux Etats-Unis. L'Alabama s'apprête à rendre obligatoire la castration chimique avant la remise en liberté anticipée des personnes condamnées pour pédophilie. Cette mesure controversée déjà en vigueur dans plusieurs autres Etats américains.

Le Parlement de l'Alabama, dans le sud des Etats-Unis, vient d'adopter une loi qui impose à tous les détenus âgés de plus de 21 ans et condamnés pour une agression sexuelle sur mineur de moins de 13 ans de prendre des médicaments diminuant leur niveau de testostérone avant toute remise en liberté conditionnelle.

Controverse scientifique sur l'efficacité de la mesure

Ce traitement, qui affecte la libido, devra se poursuivre jusqu'à ce qu'un tribunal juge qu'il n'est "plus nécessaire". Si le condamné l'interrompt de son propre chef, il sera renvoyé derrière les barreaux. Sauf exception, le détenu devra payer les traitements, selon ce texte qui doit encore être promulgué par la gouverneure républicaine de l'Etat, Kay Ivey.

La Californie a introduit une mesure comparable en 1996 et a été suivie par plusieurs autres Etats (Floride, Géorgie, Iowa, Louisiane...). Certains Etats, comme le Texas, proposent également aux détenus de subir une castration chirurgicale (l'ablation des testicules). La procédure fait l'objet d'une controverse scientifique : certains mettent en doute son efficacité, soulignant que les actes pédophiles ne sont pas seulement du ressort de la pulsion sexuelle mais d'un contexte psychologique global.

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