États-Unis, Black Lives Matter

Il aura fallu 5 ans. 5 ans pour que les proches d'Eric Garner aient l'impression qu'un embryon de justice soit rendu. Le policier qui l'avait asphyxié, à mort, a été licencié. Le décès de cet afro-américain avait donné naissance au mouvement "Black lives matter"

La vidéo avait fait le tour du monde.

"I can't breathe", "Je ne peux pas respirer", criait cet homme afro-américain de 43 ans malmené par des policiers.

Le 17 Juillet 2014, Eric Garner est arrêté pour vente illégale de cigarettes. Il n'est pas armé.

Le policier, Daniel Pantaleo, le plaque au sol avec une technique d'étranglement interdite depuis 1993.
En surpoids et asthmatique, Eric Garner meurt, par asphyxie.

Après 5 ans d'impunité, ce policier de New York vient d'être renvoyé, licencié sur recommandation d'une juge administrative.

Ce n'est que justice, mais ce n'est pas répération, selon la mère de la victime, Gwen Carr :

"Oui, Pantaleo, tu as peut-être perdu ton travail, mais moi j'ai perdu un fils, le 17 juillet 2014.
J'ai perdu mon fils. Rien ne peut le remplacer."

"Je ne peux pas respirer"... Les derniers mots d'Eric Garner étaient devenus un cri de ralliement du mouvement Black Lives Matter. Scandés à longueur de manifestations, d'ampleur nationale, contre les violences policières à l'encontre des afro-américains.

Pas d'unanimité, pour autant. Le renvoi de Pantaleo divise, notamment dans les rangs des policiers. Certains s'estiment "lâchés"
Mais la famille de la victime a promis qu'elle continuerait à se battre, 
pour une loi interdisant d'autres techniques d'asphyxie, encore autorisée par la police.

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