En pleine guerre commerciale, le constructeur américain Harley Davidson veut délocaliser une partie de sa production

Le logo de Harley Davidson à New York (Etats-Unis), le 25 juin 2018.
Le logo de Harley Davidson à New York (Etats-Unis), le 25 juin 2018. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Les motos destinées à l'exportation seront désormais fabriquées dans ses usines internationales hors du territoire américain.

Le constructeur emblématique de motos américaines Harley Davidson a annoncé, lundi 25 juin, délocaliser une partie de sa production pour échapper aux tarifs douaniers instaurés par Bruxelles en représailles à ceux de Washington. Depuis le 22 juin, Bruxelles a en effet frappé une série de produits typiquement américains de droits de douane de 25%, des mesures de rétorsion après les taxes infligées par l'administration Trump sur l'acier (25%) et l'aluminium (10%) européens. 

La célèbre marque de motos, née il y a 117 ans, a déploré que les taxes douanières européennes soient passées de 6% à 31% sur ses motos entrant sur le marché européen, ce qui renchérit le prix au détail de chaque véhicule de 2 200 dollars.

Une décision critiquée par Trump

Harley Davidson, qui ne veut pas répercuter l'augmentation des droits de douane sur ses clients au risque de faire plonger ses ventes européennes et de "menacer la viabilité des concessionnaires", a donc annoncé qu'il allait déplacer une partie de sa production. Les motos destinées à l'exportation seront désormais fabriquées dans ses usines internationales hors du territoire américain.

Donald Trump a reproché au constructeur de motos cette décision. Le président américain s'est dit "surpris" que "de toutes les entreprises américaines", Harley Davidson soit "la première à agiter le drapeau blanc".

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