Rachat de Tiffany par LVMH : pourquoi rien ne va plus entre le joaillier et le groupe de Bernard Arnault après l'intervention du gouvernement français

France 2

Le célèbre joaillier américain devait être racheté par le géant du luxe français, pour un montant de 16 milliards de dollars. Une opération finalement mise en suspens avec, en toile de fond, la guerre commerciale entre la France et les Etats-Unis.

Entre Tiffany et LVMH, l'affaire semblait presque réglée puisque Bernard Arnault avait prévu d'acquérir le célèbre joaillier américain pour un montant de 16 milliards de dollars. Toutefois, mercredi 9 septembre, il est revenu sur sa décision en déclarant ne pas être "en mesure de réaliser l'opération d'acquisition de Tiffany". Un acte qui s'explique par l'intervention du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Ce dernier a en effet demandé à Bernard Arnault de différer son acquisition.

La défense des intérêts nationaux français

La raison ? La nécessité de défendre les intérêts nationaux de la France face à la volonté de Donald Trump de taxer les importations françaises de luxe. La réaction du patron de Tiffany ne s'est pas fait attendre. "Il est clair que LVMH a les mains sales. Le groupe fait tout pour éviter de conclure l'opération", estime Roger Farah. En outre, la valeur du joaillier a perdu 3 milliards d'euros depuis le début de la crise du Covid-19. De quoi refroidir encore plus LVMH. Depuis, les deux entreprises ont même engagé des poursuites réciproques devant la justice américaine.

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