Corée du Nord : Kim Jong-un réunit les dirigeants du parti au pouvoir avant l'échéance d'un ultimatum sur le nucléaire adressé aux Etats-Unis

Kim Jong-un lors d\'un discours à la réunion plénière du 7e Comité central du Parti des travailleurs, à Pyongyang (Corée du Nord), le 28 décembre 2019. 
Kim Jong-un lors d'un discours à la réunion plénière du 7e Comité central du Parti des travailleurs, à Pyongyang (Corée du Nord), le 28 décembre 2019.  (AFP PHOTO / KCNA VIA KNS)

Pyongyang avait sommé Washington de changer d'attitude dans les négociations sur le nucléaire nord-coréen, promettant, faute de discussions, un "cadeau de Noël" à base de test de missile intercontinental.

Le leader nord-coréen Kim Jong-un a réuni, samedi 28 décembre, les principaux dirigeants du Parti des travailleurs, le parti au pouvoir, avant l'échéance, en fin d'année, d'un ultimatum adressé aux Etats-Unis, a indiqué l'agence officielle nord-coréenne KCNA. Pyongyang avait sommé Washington de changer d'attitude dans les négociations sur le nucléaire nord-coréen, lui promettant, faute de discussions, un "cadeau de Noël" à base de test de missile intercontinental.

"Peut-être que ce sera un cadeau gentil, peut-être un cadeau où il m'envoie un beau vase, plutôt qu'un essai de missile", a plaisanté Donald Trump, mardi, en Floride. Ce dernier a refusé de spéculer sur ce que serait la réponse américaine à un tir nord-coréen de missile balistique à longue portée – qui serait le premier depuis 2017.

Des négociations dans l'impasse

Après un rapprochement entre les deux pays en 2018, les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen sont dans l'impasse depuis l'échec du sommet de Hanoï en février entre Kim Jong-un et Donald Trump. La Corée du Nord a récemment mené une série d'essais sur sa base de lancement de fusées de Sohae, après une succession de tirs de projectiles les semaines précédentes. Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisent à Pyongyang de développer un programme balistique. 

Afin d'apaiser les tensions, la Russie et la Chine, les deux principaux alliés de la Corée du Nord, ont déposé mi-décembre devant le Conseil de sécurité de l'ONU une proposition de réduction des sanctions, sous réserve que ce pays avance vers la dénucléarisation. Tokyo a estimé cette semaine qu'il était "trop tôt" pour une levée des sanctions.

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