États-Unis : utilisation massive du Taser, arme mortelle

L’agence Reuters a recensé jusqu’en 2018 plus de 1 000 cas de personnes décédées aux États-Unis après avoir été tasées. 32% d’entre elles étaient noires.

Le 30 mai, à Atlanta, en Géorgie (États-Unis), deux étudiants afro-américains, Taniyah Pilgrim et Messiah Young, sont bloqués dans les embouteillages à proximité d’une manifestation contre le racisme. Ils disent être sortis faire des courses, quand six officiers de police entourent le véhicule. Les policiers tirent avec un pistolet à impulsion électrique sur la jeune femme, avant de briser la vitre du conducteur et de le taser aussi.

Des arrêts cardiaques possibles

La vidéo de cette arrestation survient dans un climat de tension, après le décès de George Floyd, mort étouffé sur les genoux d’un policier. Le Taser est souvent présenté comme une alternative à la contrainte physique, mais cette arme peut-être mortelle. Dans l’état de Géorgie, en 2017, un homme de 58 ans, Eurin Martin, est mort d’un arrêt cardiaque après avoir reçu quinze tirs de Taser. L’homme souffrait de schizophrénie.

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