"Chavistes, léninistes, marxistes, socialistes !" : au Venezuela, les partisans de Maduro défendent le régime dans la rue

Les soutiens du président vénézuelien Nicolas Maduro lors d\'une manifestation de soutien au régime, le 27 février 2019 à Caracas.
Les soutiens du président vénézuelien Nicolas Maduro lors d'une manifestation de soutien au régime, le 27 février 2019 à Caracas. (RONALDO SCHEMIDT / AFP)

Alors que l'opposant Juan Guaido devrait faire son retour au Venezuela d'ici la fin de la semaine, à Caracas, Nicolas Maduro bat le rappel des troupes chavistes.

Tout de rouge vêtus, les partisans du président venezuelien Nicolas Maduro lui ont témoigné leur soutien dans les rues de Caracas mercredi 27 février lors d'une nouvelle manifestation pro-régime. Chavistes, et même "maduristes", comme se présente ce manifestant qui ne veut pas donner son nom, se mobilisent en musique pour mettre en garde les États-Unis contre une intervention militaire.

Maduro est arrivé tel un magnifique cheval, un pur sang, qui nous défend dans cette guerre mondiale dont ne veulent pas les Vénézueliens. Notre pays est le pays des combattants, des libérateurs !Un manifestant pro-Maduro

Cinq jours après l'échec de l'opération d'aide humanitaire organisée par l'opposant Juan Guaido, restée bloquée aux frontières par le régime, et alors que les États-Unis demandent un vote de l'ONU sur le Venezuela, la mobilisation permet aux partisans du régime d'affirmer que le gouvernement reste insensibles aux pressions diplomatiques.

"Nous n'acceptons pas les diktats"

A l'occasion du carnaval, le gouvernement vient d'octroyer une semaine de congés aux fonctionnaires : de quoi grossir les rangs du cortège. Certains manifestants posent leurs conditions avant de parler : "S’ils sont de gauche, c’est mieux, s’ils sont de droite je les frappe !" José Bracho, le secrétaire général du parti PPT (Patria Para Todos), annonce la couleur. Il se définit "chaviste, léniniste, marxiste et socialiste". Il ne refuse pas l’aide humanitaire sur le principe, mais pose des conditions. "Nous sommes respectueux des instances internationales, mais nous n’acceptons pas les diktats, les décisions unilatérales. Nous acceptons l’aide qui fait consensus, celle qui vient de l’ONU ou de l’Organisation des États américains" explique José Bracho. 

Juan Guaido devrait faire son retour d'ici la fin de la semaine : après s'être rendu en Colombie pour tenter d'ouvrir le passage à l'aide humanitaire, il est actuellement au Brésil, où il doit s'entretenir avec le président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Manifestation chaviste à Caracas
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