États unis : les néonazis traqués sur les réseaux sociaux et dénoncés

FRANCE 2

Les néonazis font l’objet d’une traque sur les réseaux sociaux aux États-Unis depuis le drame de Charlottesville. Une dizaine de militants ont vu leur identité dévoilée. La pratique fait débat.

Des milliers d’internautes américains scrutent les images de la manifestation néonazie de Charlottesville, pour identifier ces hommes qui ont défilé à visage découvert, en tenue du Ku Klux Klan ou drapeau nazi à la main. La chasse aux suprémacistes blancs est ouverte. Logan Smith a lancé le compte Twitter "Yes you’re racist" (Oui, vous êtes racistes), afin d’identifier les manifestants. "Ils ne portent plus de masque, ni de cagoule, aujourd’hui, ces gens n’ont plus peur de se montrer", explique-t-il. Il a donc publié sur Twitter des photos de la manifestation avec ce message : "Si vous connaissez certains de ces nazis à Charlottesville, envoyez-moi leurs noms et je vais les rendre célèbres".

Dénoncés à tort

Cet encouragement à la délation a été relayé des dizaines de milliers de fois. Peter Cvetanovic, étudiant dans le Nevada, a été le premier à être identifié. Il a été interviewé à la télévision pour se justifier : "Est-ce que je suis un suprémaciste blanc ou un raciste, chacun a sa propre définition. En tous cas, je suis pour les blancs", a-t-il alors déclaré. Certaines des personnes identifiées ont perdu leur emploi, d’autres ont été reniées par leur famille. Cette campagne suscite des questions, car des citoyens ont été dénoncés à tort.

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