Avortement : les menaces de Hollywood

France 3

Aux États-Unis, plusieurs États conservateurs remettent en cause le droit à l'avortement. Parallèlement, plusieurs géants américains du divertissement pourraient cesser de tourner des films et des séries télévisées en Géorgie, où le gouvernement veut fermer les cliniques qui pratiquent l'avortement.

Netflix, producteur et plateforme de films sur Internet, a été le premier à sortir du silence. Puis ce fut les studios Warner, et, jeudi 30 mai, le groupe Disney. Son PDG a clairement menacé de ne plus tourner une seule fiction en Georgie, un État américain qui vient d'adopter une loi contre l'avortement. "Si la loi est confirmée, cela me paraît difficile de continuer à tourner là-bas. Beaucoup de nos employés ne voudront pas et nous devrons accéder à leurs souhaits", a expliqué Bob Iger, président du groupe Disney .

Jessica Chastain monte au créneau

La Georgie est le sixième État américain à interdire l'avortement après six semaines de grossesse, un moment où beaucoup de femmes ne savent pas encore qu'elles sont enceintes. En France, l'avortement est légal jusqu'à 12 semaines. Près de 50 acteurs américains refusent désormais de tourner en Georgie, dont de nombreuses célébrités. Pour ces stars, la décision est une interdiction de fait de l'avortement. "Je ne travaillerai pas dans les États qui privent les femmes ou les homosexuels de leurs droits", a déclaré l'actrice Jessica Chastain. L'enjeu est énorme pour la Georgie. Cet État a offert des avantages fiscaux aux studios, qui ont produit 450 films ou séries dans l'État l'année dernière.

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