Une vidéo illustre la violence des rebelles syriens

(Capture d'écran New York Times Autre)

Le New York Times a publié jeudi sur son site Internet une vidéo qui montre des rebelles exécutant sommairement sept prisonniers de l'armée régulière. Des images qui paraissent alors que le Congrès s'apprête à se prononcer sur une intervention en Syrie.

Sept soldats de Bachar al-Assad à genoux, le visage face contre terre, les mains liées dans le dos et le corps couvert de rougeurs et d'hématomes qui laissent penser qu'ils ont été fouettés.

Au-dessus, des rebelles, dont l'un d'entre eux prend la parole : "Pendant cinquante ans, ils ont été les compagnons de la corruption. Voilà notre serment, nous prendrons notre revanche ", récite Abdul Samad Issa, connu également sous le surnom de "l'Oncle ".

Puis il tire un coup de revolver dans la nuque de l'homme à ses pieds, avant que ses acolytes ne fassent de même avec leurs mitraillettes. Les images sont particulièrement violentes.

 

> Retrouvez la vidéo dans cet article du New York Times, "Brutality of Syrian Rebels Posing Dilemma in West " (en anglais). Attention ! Les images sont particulièrement choquantes , raison pour laquelle nous ne les avons pas reprises ici.

Cette vidéo a été tournée au printemps 2012, dans le nord de la Syrie, et transmise au journal américain par un ancien lieutenant d'Adbul Samad Issa, un ex-marchand de bétail de 37 ans devenu à l'occasion de la révolution le chef d'une milice sanguinaire
de 300 hommes.

60 % des Américains contre une intervention en Syrie

Ces images, qui illustrent la violence des rebelles,
paraissent alors que les Etats-Unis sont toujours divisées sur la question d'une
intervention en Syrie. Samedi, Barack Obama a décidé de demander le feu vert du
Congrès
avant d'engager toute action militaire.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a évoqué mercredi le problème des rebelles radicalisés, expliquant au texan Michael McCaul, membre de la chambre des Représentants, que sur 70.000 à 100.000 opposants au régime de Bachar al-Assad, 15 à 20 % d'entre eux étaient des "bad guys ".

Pas sûr que cette explication satisfasse les membres du Congrès, qui doivent se prononcer sur la question de frappes contre Damas le 9 septembre. Quand aux Américains, ils sont 60 % à se dire contre une inervention américaine en Syrie.

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