Une vidéo envoyée aux ravisseurs des otages d'Arlit

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Clément Legrand, le frère d'un des quatre otages français retenus au Niger par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique), s'est adressé samedi aux ravisseurs dans une vidéo dans laquelle il affirme : "Nous ne comprenons pas pourquoi tout est bloqué". Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "comprend l'inquiétude" des familles.

"Nous nous
adressons à vous aujourd'hui pour vous dire que nous avons bien entendu vos
messages et notamment quand vous vous dites ouverts à toute négociation et que
vous attendez le premier pas du gouvernement français
", déclare
Clément Legrand dans la vidéo adressée par les familles des otages au site
internet Sahara Médias.

"Nous tenons à
vous dire que nous, les familles, faisons tout notre possible auprès du
gouvernement, des entreprises mais aussi des Français pour que soit déclenchée
une réelle négociation
", poursuit-il. "Ils nous manquent tous les
jours. Aujourd'hui, les seules informations concrètes que nous ayons sont
celles que vous nous envoyez. Si nous choisissons aujourd'hui de nous adresser
à vous c'est que nous ne comprenons pas pourquoi tout est bloqué
",
ajoute le jeune homme.

"Comprenez notre
inquiétude, nous vivons dans l'attente de votre réponse et d'une issue rapide
et bénéfique pour tous
"

"Nous pensons
que vous seuls ayez le pouvoir de nous donner une réponse
", affirme
encore Clément Legrand. "Comprenez notre inquiétude, nous vivons dans l'attente
de votre réponse et d'une issue rapide et bénéfique pour tous
", conclut-il.

La vidéo, selon Alain
Legrand, le père de l'otage Pierre Legrand, "a pour but d'entrer en
contact avec Aqmi à l'approche d'un 3ème Noël sans nos proches et pose la
question de l'avancée des négociations
".  Aqmi détient quatre employés du groupe
nucléaire public Areva et de son sous-traitant Satom
, enlevés le 16 septembre
2010 à Arlit dans le nord du Niger.

Valls "comprend l'inquiétude" des familles

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré dimanche "comprendre l'inquiétude " des familles mais s'est refusé à s'exprimer sur l'opportunité de la démarche.

"Je peux comprendre l'inquiétude, la douleur des familles qui n'ont pas vu leurs proches depuis des années ", a-t-il déclaré, tout en rappelant que "les autres familles d'otages ont condamné, en tout cas ont marqué leur désaccord " avec cette démarche.