Un soldat nigérien a été tué et deux blessés dans un accrochage jeudi avec des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique

Une patrouille de l\'armée nigérienne sur la route entre Agadez et Arlit
Une patrouille de l'armée nigérienne sur la route entre Agadez et Arlit (AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)

L'armée nigérienne a annoncé avoir tué trois terroristes, avoir récupéré des armes, deux véhicules et 59 jeunes recrues (d'Aqmi) âgées de 19 à 20 ans", sans préciser leurs identités ni leurs nationalités.Les jihadistes retiennent toujours en otages quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, site d'extraction d'uranium au nord d'Agadez.

L'armée nigérienne a annoncé avoir tué trois terroristes, avoir récupéré des armes, deux véhicules et 59 jeunes recrues (d'Aqmi) âgées de 19 à 20 ans", sans préciser leurs identités ni leurs nationalités.

Les jihadistes retiennent toujours en otages quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, site d'extraction d'uranium au nord d'Agadez.

Aqmi commet des rapts - surtout d'Occidentaux - dans la bande
sahélo-saharienne depuis plusieurs années, notamment dans le nord du Niger. La région est également le théâtre de divers trafics.

L'armée nigérienne dit avoir "mis en place un dispositif sécuritaire additionnel" dans la région d'Agadez, capitale du nord du Niger, "pour renforcer celui déjà existant suite à la dégradation de la situation en Libye" voisine.

Quatre otages français toujours retenus au Sahel

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a confirmé que les quatre Français enlevés il y a tout juste un an au Niger étaient "vivants", ajoutant qu'ils étaient vraisemblablement "séparés les uns
des autres".

"Les otages sont vivants, vraisemblablement séparés les uns des autres, et ils sont astreints à une très grande mobilité", a-t-il déclaré sur RFI, jeudi à Paris, en marge du Congrès international des victimes du terrorisme.

"Nous savons qu'ils ne sont pas maltraités", a poursuivi M. Longuet: "Les preneurs d'otages sont des gens qui ont des aspects rationnels, ils savent que leur sécurité dépend des otages."

"Nous n'avons pas de contact avec eux et nous cherchons à ne perdre aucune occasion (d'en avoir)", mais "nous n'en avons pas aujourd'hui de satisfaisante", a-t-il ajouté.

Selon M. Longuet, "l'ensemble du groupe est toujours aux mains de
terroristes, de marginaux, qui se recommandent d'Aqmi" (Al-Qaïda au Maghreb islamique), qui commet des rapts -surtout d'Occidentaux- dans la bande sahélo-saharienne depuis plusieurs années.

Le 16 septembre 2010, sept personnes avaient été enlevées par Aqmi à Arlit, site d'extraction d'uranium: un cadre du groupe français Areva et son épouse, tous deux Français, et cinq employés (trois Français, un Togolais et un Malgache) de son sous-traitant Satom.

Le 24 février dernier, la Française, le Togolais et le Malgache avaient été relâchés. Mais les quatre autres -Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Feret et Pierre Legrand- sont toujours retenus en otages.

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