Un septuagénaire entame une traversée de l'Atlantique à bord d'un tonneau porté par les courants

Jean-Jacques Savin, sur son tonneau, le 15 novembre 2018, dans le port d\'Arès.
Jean-Jacques Savin, sur son tonneau, le 15 novembre 2018, dans le port d'Arès. (GEORGES GOBET / AFP)

Jean-Jacques Savin est parti des Canaries le 26 décembre. Il compte sur les courants et les vents pour l'emmener aux Caraïbes en trois mois.

Il part dans le sillage de Christophe Collomb, mais dans un tonneau. Le Français Jean-Jacques Savin a entamé, mercredi 26 décembre, sa tentative de traversée de l'Atlantique dans un étrange engin en forme de tonneau, par la seule force des courants, en quittant la petite île d'El Hierro, dans les Canaries, d'où il espère rallier les Caraïbes en trois mois. "J'ai un temps formidable avec une houle d'un mètre et je me déplace à 2 ou 3 km/h. Pour l'instant, ma capsule se comporte très, très bien et j'ai des vents favorables annoncés jusqu'à dimanche", a assuré à l'AFP ce sportif septuagénaire, habitant du bassin d'Arcachon (Gironde).

Trois mètres de long, 2,10 m de diamètre et 450 kg à vide : son tonneau aux airs de capsule spatiale est construit en contreplaqué époxy, procédé qui durcit la matière pour la faire résister à l'assaut des vagues. À l'intérieur, sur 6 m2 d'espace de vie, un coin couchette, un coin cuisine, un bureau des cartes et un côté stockage. Au sol, un hublot pour voir les poissons.

"Un petit sauternes et du foie gras"

L'ancien militaire parachutiste est déjà prêt pour la Saint-Sylvestre : "J'ai emmené un petit sauternes et du foie gras". Avant d'embarquer, il avait aussi prévu du Saint-Emilion pour fêter ses 72 ans, le 14 janvier. L'aventurier espère que les courants le porteront naturellement, sans recours à une voile ou des rames, jusqu'aux Caraïbes : "Peut-être la Barbade, mais j'aimerais bien une île française comme la Martinique ou la Guadeloupe. ce serait plus facile pour les papiers, et pour ramener le tonneau".

Jean-Jacques Savin, dans son tonneau, le 15 novembre 2018, dans le port d\'Arès.
Jean-Jacques Savin, dans son tonneau, le 15 novembre 2018, dans le port d'Arès. (GEORGES GOBET / AFP)

Pour la science, il doit aussi larguer des balises de la JCOMMOPS (organisation internationale qui observe les océans), afin d'étudier les courants. Et il fera lui-même l'objet de tests sur la solitude en milieu clos. Même le vin sera mis à l'épreuve : du bordeaux dans une amphore en terre cuite sera comparé au même vin resté à terre.

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