Un rapport de l'Onu critique Israël

Gaza
Gaza (© France 2)

La Haute-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'homme critique dans un document la politique israélienne

La Haute-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'homme critique dans un document la politique israélienneLa Haute-Commissaire des Nations unies pour les Droits de l'homme critique dans un document la politique israélienne

"D'importants éléments indiquent que de graves atteintes au droit humanitaire ainsi que des violations flagrantes des droits de l'homme ont eu lieu lors des opérations militaires conduites" à Gaza par l'armée israélienne, affirme-t-elle notamment dans ce document.

Ce texte sera préenté au Conseil des droits de l'Homme de l'Onu en septembre.

La Sud-Africaine Navi Pillay s'élève aussi contre "l'impunité quasi totale" qui recouvrent ces atteintes et souligne que la situation des droits de l'homme, déjà critique dans les territoires palestiniens occupés, s'est dégradée pendant l'opération "Plomb durci" (à Gaza).

Cette dernière énumère des cas de détention arbitraire, de torture et de mauvais traitement, d'exécutions extrajudiciaires, d'évictions forcées et de démolitions de maisons, d'extension de colonies et de violences concomittantes et de restrictions à la liberté de mouvement et d'expression.

"Tandis que ces violations sont en soi très préoccupantes, l'impunité presque totale qui persiste aujourd'hui à propos de semblables atteintes (et ce quel que soit le responsable) est très inquiétante et constitue une cause profonde des violations persistantes", ajoute cette ancienne juge à la Haute Cour d'Afrique du Sud.

Toujours dans son rapport, la magistrate fait un certain nombre de recommandations :

- qu'Israël lève son blocus ainsi que ses restrictions sur les mouvements à destination et en provenance de l'enclave côtière palestinienne qui équivalent à un châtiment collectif illégal;
- que les allégations de violations du droit humanitaire et des droits de l'homme pendant le conflit à Gaza fassent l'objet d'une enquête par des institutions indépendantes, et que les victimes aient droit à des indemnités;
- que l'Etat hébreu s'attaque à l'immunité dont jouissent les violations et réduise son recours à la justice militaire, qui ne remplit pas les critères internationaux;
- qu'Israël cesse d'étendre illégalement ses implantations dans les territoires occupés, suspende les évictions et démolitions de maisons palestiniennes et mette un terme aux violences des colons.

Contrairement aux décisions du Conseil de sécurité, les conclusions et recommandations du Conseil des droits de l'homme de l'Onu (CDH) n'ont pas d'effet contraignant.