Un nouveau soldat français soupçonné d'abus sexuels en Centrafrique

(Un soldat français est soupçonné d'avoir abusé d'une jeune fille en Centrafrique. © Maxppp)

Des militaires français sont une nouvelle fois impliqués dans une affaire d'abus sexuels en Centrafrique, après un premier scandale en avril et un autre en juillet au Burkina Faso. Le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU accuse un soldat de Sangaris d'avoir abusé d'une jeune fille qui a donné naissance à un enfant en avril. Les autorités françaises se sont engagées à enquêter.

Pour l'armée française, c'est précisément le type de cas à éviter. La faute d'un homme ou d'un groupe d'hommes peut entâcher l'ensemble d'une opération. Et c'est à nouveau en Centrafrique que le problème se pose. De nouvelles allégations d'abus sexuels qui auraient été commis par un soldat français de la force Sangaris en Centrafrique ont été communiquées aux autorités françaises, a annoncé jeudi le Haut-Commissaire aux droits de l'Homme de l'Onu.

Enquête militaire en France

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a ordonné une enquête de commandement. Il saisira le parquet de Paris dès que le Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'Onu lui aura transmis des éléments précis sur l'affaire, a précisé son entourage.

L'affaire aurait eu lieu il y a environ un an mais le personnel des Nations unies sur place n'a été informé des accusations portées par une jeune fille que fin août. "La jeune fille, probablement en fin d'adolescence au moment des faits allégués, a donné naissance à un enfant en avril ", précise le communiqué de l'ONU. La victime a déposé une plainte pour reconnaissance de paternité auprès des autorités locales.

Viols sur mineurs

"Ceci est la dernière d'une série d'allégations effroyables d'abus et d'exploitation sexuelle par des troupes étrangères en RCA ", déplore Zeid Ra'ad Al Hussein. Le parquet de Paris a ouvert le 7 mai dernier une information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de mineurs par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014. Dans cette affaire, six enfants africains âgés de 9, 11 et 13 ans dénoncent des abus sexuels commis par des militaires français de l'opération Sangaris. Quatorze militaires, dont certains sont identifiés, seraient concernés par ces accusations, selon une source judiciaire française. Promettant des sanctions "exemplaires ", François Hollande a promis qu'il serait "implacable " si l'enquête concluait à la culpabilité de militaires français.

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