Ukraine : l'Union européenne et les Etats-Unis haussent le ton

(Maxppp)

A REVIVRE | La prise de contrôle de la Crimée par des hommes de Moscou s'est accentuée lundi. Cette avancée vers des lieux stratégiques, comme les aéroports et les casernes est surveillée par les Etats-Unis et l'Union européenne qui haussent le ton, en brandissant la menace des sanctions contre la Russie. Mardi, une nouvelle réunion de l'Otan est prévue, tandis qu'un sommet européen des chefs d'Etat et de gouvernement pourrait se tenir jeudi.

1h56 : Les Etats-Unis suspendent leur coopération militaire avec la Russie (Pentagone).

23h15 : Le président déchu
ukrainien Viktor Ianoukovitch a demandé au président russe Vladimir Poutine
l'aide militaire de Moscou "pour défendre la population ukrainienne ", a indiqué
lundi l'ambassadeur russe à l'ONU.
 

23h00 : selon le représentant de l'Ukraine a l'ONU, la Russie a envoyé environ 16.000 hommes en Crimée depuis le 24 février.

22h30  : La menace américaine. Barack
Obama menace "d'isoler" la Russie qui est "du
mauvais côté de l'Histoire."
Le président des Etats-Unis évoque des
sanctions diplomatiques et économiques.

18h25 : Les Etats unis renoncent à envoyer une délégation présidentielle aux Jeux paralympiques de Sotchi, à partir de vendredi. Toutefois, les athlètes américains participeront.

18h15 : L'or, valeur refuge, en forte hausse, en raison de la crise ukrainienne. Le plus haut niveau depuis quatre mois.

18h10 : La surenchère est refusée par l'Union européenne, qui menace de remettre en cause ses relations avec la Russie, en l'absence de "désescalade".

18h00 : L'ultimatum de la Flotte russe en mer Noire aux soldats ukrainiens en Crimée se confirme. Ils doivent se rendre avant 4h00 mardi matin. Le reportage d'Alice Serrano, envoyée spéciale de France Info à Sébastopol en Crimée. 

17h30 : Le parti communiste demande à François Hollande de ne prendre aucune décision sur l'Ukraine sans consulter les chefs de partis et les présidents de groupe au
Parlement.

17h15 : Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU serait prévue lundi à 21h30 (heure française) à la demande de la Russie. 

17h00 : A Moscou, le président de la Douma estime qu'une intervention de
l'armée russe en Ukraine n'est "pas nécessaire pour le moment " . Samedi, la douma, la chambre basse du parlement russe avait demandé
au président Poutine de prendre des mesures pour stabiliser la situation en Crimée.

16h40 : Comme si la crise n'existait
pas .... A Moscou, le Premier ministre concrétise un projet de pont pour relier la Russie
à la Crimée. Il est question d'une autoroute, d'une ou deux voies ferrées et de
vingt millions d'utilisateurs chaque année.

 16h20 Les forces ukrainiennes
en Crimée auraient reçu de la flotte russe l'ordre de se rendre avant 3h00 GMT mardi
(4h00 heures françaises). L'agence de presse russe Interfax cite une source proche
du ministère de l'Intérieur ukrainien. L'ultimatum venant du commandant en chef
de la flotte russe de la mer Noire évoquerait un "assaut ."

16h00 : La Bourse de Moscou clôture
lundi en forte baisse, au-delà de 10% pour les deux indices : une chute de 10,79% pour le Micex et un plongeon de 12,01% pour le RTS. Les investisseurs
réagissent aux conséquences sur l'économie d'une éventuelle intervention
militaire de Moscou en Ukraine 

15h30 : Une équipe du Fonds monétaire international ( FMI) se rendra à Kiev mardi pour discuter d'un plan d'aide financière, avec les nouvelles autorités ukrainiennes.

15h15 : A Balaclava, à côté de
Sébastopol, au sud de la Crimée, la caserne semble vivre à l'heure de Moscou. en début d'après-midi, des camions immatriculés en Russie ont été vus sortir des bâtiments. A l'extérieur, des miliciens cagoulés surveillent les alentours. Alice Serrano, l'envoyée spéciale de France Info, s'est rendue à Balaclava.

14h55 : Le PS à Paris prend position, par la voix de son numéro 1. Harlem Désir déclare que la Russie doit "mettre fin" aux opérations militaires en Crimée et souhaite un règlement de la crise par "le dialogue politique."

14h35 : 300 manifestants pro-russes occupent plusieurs étages de l'administration régionale de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. Cette région est le fief du président destitué Ianoukovitch. L'occupation est déclenchée après une manifestation de 3.000 à 4.000 personnes brandissant des drapeaux russes.

13h50 : La bourse de Moscou plonge de 13% à la mi-journée. La
panique a gagné les investisseurs qui craignent le coût d'une éventuelle
intervention militaire en Ukraine alors que l'économie russe est déjà
chancelante. Les autres places financières européennes font preuve de
nervosité également. Ainsi à Francfort, l'indice Dax se rétractait de
3,14%.

13h30 : Des manifestants pro-russes se sont emparés du rez-de-chaussée du siège du gouvernement régional de Donetsk, dans l'est russophone du pays. les ascenseurs ayant été mis hors service, ils n'ont pas pu gagner les étages.

13h15 : Alice Serrano, en Ukraine pour France Info, envoie une photo montrant la route contrôlée de l'aéroport militaire de Belbek, près de Sébastopol. La voie est bloquée par un camion militaire russe er des voitures de milice d'auto-défense. 

13h13 : Selon le quotidien britannique The Guardian,
les officiers de marine ukrainiens de la base navale de Sébastopol ont
refusé de faire défection à l'Ukraine, contrairement à leur
ex-commandant, le vice-amiral Berezovsky. Le journal raconte que les
officiers, mis en rang devant Berezovsky et le nouveau commandant en
chef appointé par Kiev. Ce dernier aurait tenu un discours les informant
que Berezosky était inculpé de haute trahison. Les officiers auraient
alors applaudi et chanté l'hymne national ukrainien et refusé de prêter allégeance aux nouvelles autorités pro-russes de Crimée.

12h40 : Les gardes-frontières ukrainiens signalent que les mouvements de troupes russes se poursuivent en Ukraine. Dix hélicoptère de combat et huit avions de transport ont atterri sans que Kiev en soit informé 72 heures avant, comme le prévoient les accords sur le statut de la flotte de la mer Noire. Par ailleurs, quatre navires de la flotte de la Baltique sont entrés dans le port de Sébastopol.

12h20 : Le secrétaire générale de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle la Russie à "s'abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade " de la crise. Il insiste sur la garantie du "plein respect et la préservation de l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine ". Il souhaite un "dialogue immédiat " entre les parties

12h15 : Le décors d'une négociation diplomatique se met
progressivement en place. L'OSCE, présidée par la Suisse, a annoncé
qu'elle allait tenter de mettre sur pied un groupe de contact sur
l'Ukraine pour entammer des négociations et mettre fin à la crise.
C'était le sens de la proposition faite ce week-end par Angela Merkel,
sans doute le dirigeant européen qui possède le plus d'influance sur
Moscou.

11h46 : Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, appelle les Occidentaux "mettre de côté les calculs géopolitiques et à faire passer avant toute chose les intérêts du peuple ukrainien ". Il demande le respect des accords du 21 février, signés avec Viktor Ianoukovitch, sous l'égide de la troïka franco-germano-polonaise (gouvernement d'unité nationale, élection présidentielle anticipée, réforme de la constitution).

La Russie annonce une possible aide financière à la Crimée.

11h30 : "Nul ne cèdera la Crimée à quiconque ", assure le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Mais même les Etats-Unis reconnaissent que la Russie a achevé le contrôle militaire de la péninsule. Les forces russes sont en ce lmoment en train de saisir le détyroit de Kerch, à l'est de la Crimée, qui sépare la mer Noire de la mer d'Azov.

11h15 : Sur France Info, le général Vincent Desportes, spécialiste des questions militaires, estime que "la Crimée est perdue". Vladimir Poutine a su jouer avec un coup d'avance. Il appelle la communauté internationale à mieux anticiper les coups politiques du Kremlin, qui veut reconstituer la zone d'influence de la "grande Russie".

 

10h50 : L'Ukraine tente de se procurer un maximum de gaz russe avant que Moscou ne remonte ses tarifs. la Russie a en effet décidé de mettre fin aux tarifs préférentiels qu'elle accordait à sa voisine depuis décembre dernier, pour venir en aide à Viktor Ianoukovitch : "Nous avons importé 45 millions de mètres cubes de gaz le 1er mars 2014 contre 20 millions le 1er mars 2013 ", détaille Maxim Beliavski, de la compagnie Ukrtansgas. Mais cette guerre du gaz annoncée ne devrait pas avoir de conséquences directes sur l'Europe de l'ouest, et tout particulièrement la France, peu dépendante du gaz russe.

10h20 : L'OSCE répond positivement à la demande américaine. Son président, le suisse Didier Burkhalter, souhaite qu'une mission parte en Ukraine pour "établir les faits et circonstances relatifs aux incidents qui se sont déroulés en Ukraine ".

9h49 : Les Etats-Unis demandent l'envoi "immédiat " en Ukraine d'observateurs de l'OSCE (Organisation pour le coopération et la sécurité en Europe), sans préciser s'ils englobent aussi la Crimée dans cette mission.

9h16 : "Nous savons que chez les rapaces, l'appétit vient en mangeant. L'enjeu pour le monde libre est de s'opposer à cette logique ". Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, assure que Moscou subira des "conséquences graves " de son intervention en Crimée.

 

9h00 : La Turquie s'inquiète pour la minorité tatare en Crimée. "Nous avons un important devoir de mémoire envers les Tatars. Nous ne pouvons rester simples spectateurs de ce qui se passe là-bas ", a prévnu une source gouvernementale turque. Ce week-end, des manifestations de la diaspora tatare ont eu lieu à Ankara, istanbul ou Konya aux cris de "Non à la Russie, la Crimée doit rester ukrainienne ! ".

Les Tatars, turcophones et musulmans sunnites, représenteraient 12% de la population de Crimée. La péninsule était en effet sous contrôle ottoman jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, quand les Russes l'ont prise. Les Tatars ont alors été poussés à l'exode et déportés sous Staline. Ankara a conservé des liens très forts avec la Crimée, y réalisant même des logements ou des programme éducatifs.

8h50 : La Russie et la Chine sont d'accord sur le dossier ukrainien. Les deux ministres des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Wang Yi ont eu un entretien téléphonique et ont constaté leur "large concordance de vues " sur l'Ukraine.

Le ministre russe Sergueï Lavrov va aussi rencontrer ce lundi à Genève le secrétaire général général de l'ONU, Ban Ki-moon, lors d'un déjeuner à la mission russe. les deux hommes participent à l'ouverture de la session annuelle du Conseil des droits de l'Homme.

8h26 : De nouveaux blindés russes semblent sur le point d'enter en Crimée. Les gardes-frontières ukrainiens ont signalé un rassemblement du côté russe du détroit de Kerch, entre la Crimée et la Russie. Les Russes auraient également coupé les communications téléphoniques dans certaines régions.

 

 

8h00 : La France n'envisage pas pour le moment de cesser ses livraisons de navires militaires à Moscou, a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius sur RTL. La France a vendu deux BPC (bâtiments de projection et de commandement) de type Mistral à la Russie, avec une option sur deux autres. Le premier, le Vladivostok , a été mis à l'eau à Saint-Nazaire en octobre dernier.

"Pour le moment, nous en sommes à essayer de stopper le mouvement russe en Ukraine, d'une part et d'autre part de maintenir le dialogue, ou plutôt de l'établir ", a dit le ministre.

 

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