Turquie : onze policiers tués dans un attentat revendiqué par le PKK près de la frontière syrienne

Le quartier général des forces antiémeutes de Cizre (sud-est de la Turquie), dévasté par une attaque à la voiture piégée, le 26 août 2016.
Le quartier général des forces antiémeutes de Cizre (sud-est de la Turquie), dévasté par une attaque à la voiture piégée, le 26 août 2016. (DOGAN NEWS AGENCY / AFP)

Cette attaque intervient au moment où, de l'autre côté de la frontière, la Turquie mène une offensive militaire, visant à la fois le groupe Etat islamique et les Kurdes de Syrie.

La Turquie plus que jamais ciblée par le terrorisme. Au moins onze policiers ont été tués, vendredi 26 août, dans un attentat à la voiture piégée à Cizre (sud-est du pays). L'explosion a dévasté le quartier général des forces antiémeutes, comme le montrent des images diffusées par la télévision turque.

Soixante-dix personnes ont également été blessées, a annoncé le ministre de la Santé, dans cette ville de 100 000 habitants située à 2 km de la frontière avec la Syrie. L'attaque a été perpétrée par les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le PKK a expliqué que l'attaque avait été menée en représailles à l"isolement persistant" de son chef emprisonné Abdullah Öcalan et au "manque d'information" sur sa situation, alors qu'il n'est plus autorisé à recevoir aucune visite.

Ankara annonce l'envoi de nouveaux chars en Syrie

Cette attaque intervient au moment où, de l'autre côté de la frontière, la Turquie mène une offensive militaire, visant à la fois le groupe Etat islamique et les Kurdes de Syrie. Quelques heures après l'explosion, Ankara a annoncé l'envoi de nouveaux chars dans le nord de la Syrie, tout en démentant que ses opérations en Syrie se concentrent sur les Kurdes.

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