Tensions en Méditerranée orientale : la Turquie accuse la France de se comporter "comme un caïd"

Un Rafale est stationné sur le \"Charles de Gaulle\", le 23 janvier 2020, au large de Toulon (Var).
Un Rafale est stationné sur le "Charles de Gaulle", le 23 janvier 2020, au large de Toulon (Var). (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Paris a décidé de renforcer sa présence militaire dans le secteur dans le cadre d'un exercice naval commun avec la Grèce.

La Turquie a accusé la France, vendredi 14 août, de se comporter "comme un caïd" et d'"accentuer les tensions" en Méditerranée orientale, après que Paris a décidé de renforcer sa présence militaire dans le secteur dans le cadre d'un exercice naval commun avec la Grèce.

Emmanuel Macron, déjà en froid avec son homologue Recep Tayyip Erdogan en raison de l'intervention militaire turque en Libye, avait annoncé, mercredi soir, un renforcement "temporaire" de la présence militaire française dans la région. Deux chasseurs Rafale ont été brièvement déployés en Crète, aux côtés d'une frégate et d'un porte-hélicoptères en route vers le Liban.

L'Allemagne redoute une "escalade"

Cette initiative vise à "affirmer l'attachement de la France à la libre circulation, à la sécurité de la navigation maritime en Méditerranée et au respect du droit international", précise le ministère des Armées. Les tensions se sont renforcées ces derniers jours dans cette zone riche en hydrocarbures, Athènes accusant Ankara d'effectuer des recherches énergétiques illégales dans ses eaux.

Vendredi matin, le gouvernement allemand a "pris acte" du renforcement de la présence militaire française en Méditerranée orientale et appelé Paris, Athènes et Ankara à éviter "l'escalade" dans le conflit autour de l'exploration d'hydrocarbures. La chancelière Angela Merkel abordera le sujet avec Emmanuel Macron, le 20 août, à l'occasion de sa visite au fort de Brégançon (Var).

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