En France, la communauté turque a massivement voté pour Erdogan

Une femme vote dans un bureau de vote turc installé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 17 juin 2018.
Une femme vote dans un bureau de vote turc installé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 17 juin 2018. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les Turcs de France étaient invités à voter du 7 au 19 juin dans six villes de l'Hexagone. Au total, 330 000 ressortissants turcs sont inscrits sur les listes de l'ambassade de Turquie en France.

En France, il a obtenu 65,3% des suffrages, soit 77 289 voix. Le président turc sortant, Recep Tayyip Erdogan, réélu dès le premier tour, dimanche 24 juin, a été plébiscité par la diaspora turque de l'Hexagone, selon le quotidien turc Hurriyet (en anglais).

Erdogan arrive en tête dans cinq des grandes villes françaises où le scrutin était organisé : Paris, Bordeaux, Nantes, Strasbourg et Lyon, où il recueille même 86,8% des suffrages (25 769 voix).  Au total, 330 000 ressortissants turcs sont inscrits sur les listes de l'ambassade de Turquie en France. Ils étaient invités à voter du 7 au 19 juin. 

Capture d\'écran des résultats de la présidentielle turque du 24 juin 2018 à l\'étranger.
Capture d'écran des résultats de la présidentielle turque du 24 juin 2018 à l'étranger. (HURRIYET)

Le candidat prokurde en tête à Marseille

En revanche, à Marseille, c'est Selahattin Demirtas, le candidat du parti prokurde HDP, qui est arrivé en tête, avec 45,8% des voix. Mais Erdogan le talonne avec 43,7% des suffrages. Accusé d'activités "terroristes", Selahattin Demirtas est en détention préventive depuis 2016. Au total, selon les résultats quasi-définitifs, il est arrivé en troisième position avec environ 8% des voix. En France, ce candidat se hisse à la deuxième place avec 18,3% des suffrages. 

Le social-démocrate Muharrem Ince, principal rival de Recep Tayyip Erdogan, n'arrive qu'en troisième position (14,3%).

Comme l'avait expliqué à franceinfo Sami Kilic, ancien journaliste de l'hebdomadaire Zaman France – proche de la mouvance de l'imam Fethullah Gülen, accusé par le pouvoir turc d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat en 2016 –, "il y a un attachement très fort, quasi irrationnel, à la personne d'Erdogan" chez les Turcs en France.

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