Le street art pour la liberté de la presse

Il y a actuellement en Turquie 165 journalistes emprisonnés. 700 cartes de presse ont été supprimées et 140 médias fermés. Une situation qui s’est dégradée depuis juillet 2016 sous le régime du président Erdogan.

"C’est l’un des dix journalistes turcs qui sont parmi les 165 journalistes emprisonnés en Turquie actuellement, et pour lequel on va mener campagne avec Reporters sans frontières", explique l’artiste urbain Christian Guémy ‘C215’ en dévoilant le visage d’un des journalistes turcs emprisonnés qu’il va bomber dans Paris. "On va se balader dans les arrondissements de la capitale où les maires ont bien voulu accepter qu’on puisse bomber sur les boites à feu. On a dix pochoirs différents avec dix journalistes différents. On va en faire plusieurs dizaines. On en a en tout cas l’ambition", indique-t-il.

Propagande citoyenne

"Le pochoir est un outil qui est né de la propagande et de la répétition dans le marquage industriel, le marquage des véhicules militaires et que, finalement, en tant qu’artiste, on a détourné pour utiliser sa capacité à s’exécuter rapidement, à avoir un message assez précis, lisible et répétitif pour pouvoir orchestrer une campagne qu’on pourrait qualifier de propagande citoyenne", raconte C215. "On veut faire pression sur le gouvernement turc pour faire libérer ces journalistes", témoigne-t-il. La Turquie est actuellement classée 155è sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse.

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