Détention de Mathias Depardon en Turquie : le photojournaliste stoppe sa grève de la faim

Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, et Daniele Van Lanotte, mère de Mathias Depardon, devant l\'ambassade de Turquie en France, le 25 mai 2017.
Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, et Daniele Van Lanotte, mère de Mathias Depardon, devant l'ambassade de Turquie en France, le 25 mai 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières, a déclaré, samedi sur franceinfo, que le photojournaliste français Mathias Depardon, détenu en Turquie depuis le 8 mai, avait stoppé sa grève de la faim.

Le photojournaliste français Mathias Depardon, détenu depuis le 8 mai en Turquie, a stoppé sa grève de la faim, a appris franceinfo, samedi 27 mai, auprès de Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF). Installé en Turquie depuis cinq ans, le journaliste indépendant de 36 ans est accusé de "propagande terroriste " pour avoir, en 2014, photographié des militants kurdes du PKK.

Mathias Depardon a également reçu la visite consulaire qu'il attendait. "C'est le vice-consul de France à Ankara, Christophe Hemmings, qui s'est rendu à Gaziantep, samedi en début d'après-midi", a détaillé Christophe Deloire.

Le secrétaire général de RSF a apporté des nouvelles rassurantes sur l'état de forme du photojournaliste : "Il est bien traité, il est considéré dans son centre de détention comme une personnalité dont les autorités turques prennent un peu plus soin. Manifestement, il a une forme de bon moral, il a cessé sa grève de la faim. C'était important qu'il le fasse."

Cette visite consulaire a duré une heure. "C'est un signe positif" pour Christophe Deloire. "Après, le signe ultime serait évidemment la libération, a estimé le secrétaire général de RSF. Mais déjà c'est un progrès qui montre que la mobilisation, que l'engagement du président de la République commence à porter leurs fruits."

Agir rapidement

"Je crois que les autorités françaises ont voulu agir vite et envoyer le signe à la Turquie que, si un vice-consul était prêt à passer 6 à 7 heures en voiture pour aller rendre visite à Mathias Depardon, c'est que les autorités françaises prenaient très au sérieux son dossier", a précisé Christophe Deloire.

Pour autant, le secrétaire général de Reporters sans Frontières refuse de se prononcer sur une future libération de Mathias Depardon. "C'est difficile de prédire ce qu'il va se passer, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, a prévenu Christophe Deloire. Il faut que cette visite soit une première étape vers une libération rapide."

"C'est un signe positif", Christophe Deloire
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