Délégation PCF en Turquie : "Le consulat nous a dit de rester à l'hôtel parce qu'il pouvait y avoir une autre arrestation"

La sénatrice des Côtes-d'Armor Christine Prunaud a expliqué, dimanche sur franceinfo, avoir ressenti "une pression assez violente" des autorités turque alors qu'elle était venue observer les élections qui s'y déroule.

"Nous sommes arrivés à la gendarmerie vers 10h30 dimanche" 24 juin, a rapporté à franceinfo, Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d'Armor. L'élue, accompagnée de deux autres membres du Parti communiste français, ont été arrêtés à Agri en Turquie avant de comparaître devant le procureur de la République. La délégation composée d'Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, Pascal Torre, membre du secteur des relations internationales au PCF et Christine Prunaud était sur place pour observer les élections présidentielle et législatives qui ont lieu dans le pays.

Ils nous ont demandé ce que l'on venait faire ici, qui on était, qui on voyait, pourquoi est-ce qu'on observait les élections alors qu'ici en Turquie tout se passe bien.Christine Prunaudà franceinfo

"Ils nous ont dit que c'était juste pour une vérification de nos papiers mais on se doutait que c'était notre présence pendant les élections qui les dérangeait. Ils ne nous l'ont pas dit explicitement, jamais", explique Christine Prunaud. "Cette pression est assez violente, c'est quand même tendu. On était toujours tous les trois ensembles dans une salle et ils nous ont laissés nos téléphones. On se disait : 'Ils nous laissent nos téléphones, qu'est-ce qu'ils veulent vraiment de nous ?' Je pense qu'en fait c'était ça, nous mettre la pression", estime la sénatrice communiste.

"J'ai appelé le consulat de France à Ankara, il nous a quand même dit de rester à l'hôtel parce qu'il pouvait y avoir une autre arrestation possible", conclut Christine Prunaud.

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