Un homme arrêté dans la banlieue lilloise lors d'une vaste opération antiterroriste entre la France et la Belgique

Des policiers de l\'unité antiterroriste et de la DGSI à Wattignies (Nord), où un homme a été arrêté le 5 juillet 2017.
Des policiers de l'unité antiterroriste et de la DGSI à Wattignies (Nord), où un homme a été arrêté le 5 juillet 2017. (DENIS CHARLET / AFP)

"Des investigations sont actuellement en cours en Belgique" dans le cadre de cette enquête. Quatre personnes ont également été interpellées après la découverte d'une cache d'armes à Bruxelles.

Un homme de 42 ans soupçonné de projeter une "action violente" a été interpellé mercredi 5 juillet à Wattignies (Nord), dans la banlieue lilloise, lors d'une opération antiterroriste franco-belge. "On a entendu un grand bruit, ça nous a réveillés", témoigne auprès de France 3 un voisin. Ce dernier a ouvert sa fenêtre et aperçu "entre 10 et 15 véhicules de police et une trentaine de policiers avec des fusils-mitrailleurs". Les hommes étaient cagoulés. "On a entendu des vitres brisées, et puis ils ont défoncé la porte", poursuit-il.

Parallèlement à cette arrestation, "des investigations sont actuellement en cours en Belgique", a affirmé à l'AFP une source proche de l'enquête, sans donner plus de précisions. De fait, quatre personnes ont été arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi après la découverte d'une cache d'armes à Bruxelles. Selon les informations de France 2, ces arrestations ont bien un lien avec l'interpellation du quadragénaire près de Lille.

Des liens avec les Kamikaze Riders ?

Ces quatre personnes "ont été emmenées pour audition", a expliqué à l'AFP le porte-parole du parquet, Eric Van der Sypt. Elles sont suspectées d'avoir "un lien direct avec des membres des Kamikaze Riders", notamment avec deux hommes dont l'arrestation à la fin 2015 avait mis en émoi la Belgique et provoqué l'annulation de festivités du Nouvel An de crainte d'un attentat, a précisé Eric Van der Sypt. Selon une source citée par l'AFP, l'homme arrêté à Wattignies serait lui aussi proche des Kamikaze Riders. 

Né en 2003 dans la banlieue bruxelloise, le groupe des Kamikaze Riders est soupçonné d'avoir un lien avec des attentats déjoués à Bruxelles à la fin 2015. En octobre 2016, deux membres de ce groupe avaient été condamnés pour "appartenance à un groupe terroriste" lié à la mouvance jihadiste. Interrogé par franceinfo, le parquet fédéral belge s'est refusé à tout autre commentaire.

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