Un Français sur deux est favorable à ce que l'on nomme temporairement un militaire à la tête du pays en cas de nouveaux attentats

Un militaire de la force Sentinelle à Lyon, le 27 février 2019.
Un militaire de la force Sentinelle à Lyon, le 27 février 2019. (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

Pour six personnes interrogées sur dix, la France est actuellement un pays en guerre contre le terrorisme, selon un sondage Odoxa pour les éditions JC Lattès, publié mercredi.

Les Français sont prêts à des mesures radicales contre le terrorisme. Pour six Français sur dix, la France est actuellement un pays en guerre contre le terrorisme, selon un sondage Odoxa pour les éditions JC Lattès, publié mercredi 27 mars. Dans ce contexte, les Français envisagent plusieurs actions à mener. Ils sont 55% à être prêts à des mesures d'exception et à une réduction des libertés pour mieux assurer la sécurité. Un Français sur deux se dit aussi favorable à ce que l'on nomme temporairement un militaire à la tête du pays en cas de nouveaux attentats.

Cette idée est plébiscitée par les sympathisants de droite. Plus précisément 58% des sympathisants Les Républicains et 71% de ceux du Rassemblement national se déclarent favorables à une telle mesure à la tête de l'Etat, selon ce sondage. L'armée est d'ailleurs l'institution à laquelle les Français font le plus confiance pour lutter contre le terrorisme (54%). Elle est suivie de la police (20%) et, plus loin, de la justice (9%) et du gouvernement (7%).

Des clivages politiques

Certaines mesures présentent des clivages politiques importants. Les sympathisants de la gauche sont radicalement contre l'idée de sacrifier de la liberté pour davantage de sécurité : 57% des sympathisants socialistes et même 67 de ceux de La France insoumise sont contre. A l'inverse, les sympathisants de droite (Les Républicains et le Rassemblement national) et de La République en marche sont favorables.

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1 002 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 13 et 14 février 2019. 

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