Sept mosquées ont été fermées depuis l'entrée en vigueur de la loi antiterroriste en 2017

Le ministre de l\'Intérieur Christophe Castaner, le 12 février 2019, à l\'Assemblée nationale à Paris.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 12 février 2019, à l'Assemblée nationale à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. 

Un premier bilan. Sept mosquées ont fait l'objet d'une fermeture administrative en France depuis l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (Silt) en novembre 2017, a indiqué le ministère de l'Intérieur, mardi 12 février.

Les fermetures administratives de lieux de culte sont l'une des quatre grandes dispositions de ce texte de loi, vivement dénoncé par les défenseurs des libertés publiques. Ces derniers ont vu une transposition dans le droit commun de mesures d'exception, autorisées dans le cadre de l'état d'urgence.

Un "bilan positif"

Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale en charge du contrôle parlementaire de ce texte controversé, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ont dressé un "bilan positif" de son application. "Les outils créés ont été utilisés à bon escient et ont eu des effets utiles", a plaidé Christophe  Castaner.

Ainsi, sur les fermetures de mosquées accusées de faire "l'apologie du terrorisme, de la haine ou de la discrimination", Laurent Nuñez s'est félicité de "viser juste" en soulignant que chaque décision des préfets avait été validée par la justice en dépit de recours systématiques devant les tribunaux. "Les notes de renseignement montrent un profond changement dans les quartiers où les mosquées ont été fermées", a encore commenté le secrétaire d'État.

Vous êtes à nouveau en ligne