Plus de 1 300 attaques sur internet "au nom d'organisations islamistes" radicales en France

Le ministre de l\'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lundi 19 janvier 2015, lors d\'une visite à la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire française à Nanterre (Hauts-de-Seine).
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lundi 19 janvier 2015, lors d'une visite à la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire française à Nanterre (Hauts-de-Seine). ( PATRICK KOVARIK / AFP)

C'est ce qu'a déclaré, lundi, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

"Plus de 1 300 attaques ont été revendiquées par des équipes [de] hackers se revendiquant d'organisations islamistes" radicales, a indiqué, lundi 19 janvier, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, peu après les attentats en France.

Une "réponse judiciaire commune", dont il n'a pas précisé la nature, a eu lieu, a assuré le ministre, qui a visité la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire française à Nanterre (Hauts-de-Seine). Aucun piratage d'ampleur n'a été signalé jeudi dernier sur des sites internet français, alors que plusieurs groupes d'activistes faisant l'apologie des attentats contre Charlie Hebdo et le magasin casher de la porte de Vincennes avaient promis un pic ce jour-là, selon les experts. Des sources policières avaient avancé le chiffre de 15 000 à 20 000 sites touchés

Bernard Cazeneuve a souligné la "mobilisation" de la sous-direction de la PJ qui a notamment activé la plateforme gouvernementale nationale Pharos, où sont signalés en France les contenus illicites liés à internet et où les policiers du web sont très actifs. Depuis les attentats, ils ont créé "nuit et jour" une veille internet dédiée aux conséquences éventuelles de ceux-ci. "Pharos a traité plus de 25 000 signalements de contenus illicites sur le net", a dit le ministre, évoquant des "cyberattaques malveillantes" sur des sites institutionnels et privés.

De nouvelles mesures présentées mercredi

Des "contacts privilégiés" ont été noués avec Facebook, Dailymotion ou Google, et des "demandes de retraits en ligne" ont eu lieu par exemple de sites ou vidéos "liés aux attaques terroristes""La puissance publique doit prendre des initiatives et affirmer sa puissance pour protéger les internautes" face aux "menaces", a réaffirmé Bernard Cazeneuve, "dans le respect des libertés publiques".

Le Premier ministre avait demandé, mardi, à l'Assemblée nationale, au ministre de l'Intérieur, des propositions "dans les huit jours" concernant le contrôle d'internet. Mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, des mesures antiterroristes seront donc présentées par le gouvernement dont certaines visant internet, a réaffirmé Bernard Cazeneuve

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