Les trois annonces de Bernard Cazeneuve pour renforcer le dispositif de réponse en cas d'attentat

Bernard Cazeneuve, le 12 avril 2016, à Paris.
Bernard Cazeneuve, le 12 avril 2016, à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le ministre de l'Intérieur a présenté un nouveau "schéma d'intervention" pour les unités d'élites. Francetv info fait le point sur ces annonces.

Bernard Cazeneuve a présenté, mardi 19 avril, le nouveau "schéma d'intervention" destiné à coordonner l'action des unités d'élite en cas d'attaque terroriste. Il officialise ainsi des mesures déjà annoncées après les attentats du 13 novembre

"Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes", a expliqué le ministre de l'Intérieur. Francetv info fait le point sur ces annonces.

Sept nouvelles antennes pour le GIGN et du Raid

Quatre nouvelles antennes du GIGN et trois du Raid seront créées en province et en outre-mer afin de pouvoir réagir rapidement en cas d'attaque. Celles du Raid seront implantées à Toulouse, Montpellier et Nancy, et celles du GIGN à Nantes, Reims, Tours et Mayotte.

"En cas de tuerie de masse, c'est durant les premières minutes que les terroristes font le plus grand nombre de victimes", a affirmé le ministre de l'Intérieur. Le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et les policiers du Raid doivent donc pouvoir "intervenir sans délai", selon Bernard Cazeneuve. En janvier dernier, lors d'un discours à Saint-Astier (Dordogne), il avait souhaité que ces unités soient capables d'intervenir en moins de 20 minutes n'importe où sur le territoire. 

La fin des zones de compétence entre police et gendarmerie en cas d'attentats

En cas de crise grave ou d'attaque d'envergure, les traditionnelles zones de compétences qui créent des frontières dans l'intervention des gendarmes et des policiers seront suspendues, a expliqué le ministre de l'Intérieur. 

En temps normal, les policiers et les gendarmes se partagent le territoire : les premiers en ville, les seconds en milieu rural et péri-urbain. "L'heure n'est pas à la concurrence des forces mais à l'unité", a expliqué le ministre.

Le doublement des effectifs de la BRI

Bernard Cazeneuve a par ailleurs annoncé le doublement des effectifs de "l'antigang" de la préfecture de police de Paris, surnom de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). Cette unité compte actuellement un peu plus de 100 hommes.

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