Gérard Collomb souhaite "pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé"

Le ministre de l\'Intérieur, Gérard Collomb, à l\'Elysée, le 6 septembre 2017.
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, à l'Elysée, le 6 septembre 2017. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO)

Le ministre de l'Intérieur explique dans une interview au "Parisien" que "la mesure concernera les policiers, les gendarmes, les militaires, les douaniers et le personnel pénitentiaire". 

"Jusqu'ici, quand nous découvrons qu'un agent s'est radicalisé, nos marges de manoeuvre sont très faibles". Dans une interview au Parisien datée du dimanche 10 septembre, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, explique qu'il "faut pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé lorsqu'il exerce des missions de souveraineté ou un métier en lien avec la sécurité"

"Nous souhaitons tirer les conséquences si le comportement de la personne devient incompatible avec son maintien dans des fonctions d'autorité", ajoute le locataire de la place Beauvau. 

"Quelques dizaines de situations" actuellement

D'après Gérard Collomb, muter et radier un fonctionnaire radicalisé est compliqué à l'heure actuelle. "On peut retirer l'accès à un site nucléaire pour un salarié sur lequel pèsent de tels soupçons. Paradoxalement, cela s'avère plus difficile avec les fonctionnaires et militaires les plus engagés dans le domaine de la sécurité", assure-t-il. 

La mesure devrait concerner "les policiers, les gendarmes, les militaires, les douaniers et le personnel pénitentiaire". Selon le ministre de l'Intérieur, "quelques dizaines de situations" font en ce moment "l'objet d'un suivi" dans ces administrations.