Syrie : tensions avec la Turquie

France 2

Le gouvernement turc met la pression, vendredi 28 février, sur l'Union européenne en ouvrant ses frontières à des milliers de réfugiés syriens. Le but d'Ankara : faire que l'Union demande à la Russie de lâcher son allié syrien, Bachar al-Assad.

L'Union européenne craint un conflit international majeur en Syrie. Dans la ville d'Idleb, 33 soldats turcs ont perdu la vie après un raid de l'armée syrienne jeudi 27 février. En représailles, 16 combattants du régime syrien ont été tués dans des bombardements turcs. Alors que des rencontres diplomatiques ont eu lieu, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a une nouvelle fois utilisé une de ses armes de pression sur l'Europe : l'ouverture de ses frontières aux réfugiés syriens.

Un chantage pour faire pression sur la Russie


En 2016, un accord avait été conclu entre l'UE et Ankara. Contre des milliards d'euros, la Turquie s'engageait à rendre sa frontière avec l'Union hermétique. Aujourd'hui, ce même gouvernement turc a lui-même convoyé des réfugiés syriens jusqu'à la frontière grecque. Le but d'Erdogan avec ce chantage : pousser les Européens à faire pression sur la Russie, l'allié de Bachar al-Assad.

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