Syrie : le chantage turc aux migrants est "inacceptable", selon Florence Parly

France 2

Florence Parly, ministre de la Défense, est l'invitée des "4 Vérités" de France 2, mercredi 4 mars.

La France fait face au Covid-19. L'escadron de l'Esterel qui a participé aux opérations de rapatriement des Français de Wuhan (Chine) est-il responsable du début de la contamination dans l'Oise ? "Absolument pas et les faits ont été établis. Le 31 janvier, un escadron de militaires assure une mission de rapatriement de ceux qui étaient à Wuhan jusqu'en France. Cet équipage n'est jamais descendu de l'appareil lorsqu'il a atterri à Wuhan. Lorsque l'avion est reparti et a atterri à Istres avec ses 193 passagers, l'équipage a été confiné pendant 14 jours. Au terme de ces 14 jours, il est apparu, de façon scientifique, qu'ils n'étaient pas porteurs du virus", explique Florence Parly, ministre de la Défense et invitée des "4 Vérités" de France 2, mercredi 4 mars.

Il y a eu des contaminations sur la base militaire de Creil, combien y-a-t-il de cas ? "De l'ordre d'une dizaine", indique Florence Parly qui précise "qu'il n'y a aucun lien entre cette opération de rapatriement de Français et l'apparition du virus sur la base de Creil", assure Florence Parly. "Si la situation se justifiait, il faut que les armées puissent à tout instant apporter leur soutien et leur secours" face à l’épidémie de ce coronavirus, précise-t-elle.  

"Il faut un cessez-le-feu" en Syrie

La situation est délicate en Syrie, entre le régime syrien et la Turquie à Idlib (Syrie). "C'est une urgence humanitaire", indique Florence Parly, qui rappelle : "Cette crise vient du fait qu'au moment du Printemps arabe, le régime syrien a réprimé violemment son propre peuple. Alors qu'il était en train de perdre du terrain en 2014, il a été renforcé par la Russie, qui a inversé le rapport de force. Aujourd'hui ne prévaut que parce que le régime syrien est soutenu par la Russie", indique la ministre.

"Il nous faut obtenir un cessez-le-feu et l'accès des convois humanitaires dans cette zone". La Turquie est en train de faire un chantage à l’UE sur la question des réfugiés, qui se retrouvent bloqués à la frontière grecque. "C'est inacceptable que la Turquie se livre à ce chantage vis-à-vis de l'Union européenne et nous sommes tout à fait solidaires de nos partenaires grecs", conclut Florence Parly.

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