Syrie : la Turquie ne "déclarera jamais de cessez-le-feu" sans avoir atteint ses objectifs, prévient Erdogan

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 14 octobre 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 14 octobre 2019 à Bakou, en Azerbaïdjan. (HALIL SAGIRKAYA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le président turc a assuré que son pays n'était pas préoccupé par les sanctions décidées par les Etats-Unis.

Recep Tayyip Erdogan reste sourd aux appels au cessez-le-feu. Le président turc a catégoriquement écarté une proposition américaine d'intervenir pour un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie. "Ils nous disent de 'déclarer un cessez-le-feu'. Nous ne pourrons jamais déclarer un cessez-le-feu" tant que la Turquie n'aura pas chassé "l'organisation terroriste" de la frontière, a-t-il déclaré à des journalistes dans l'avion qui le ramenait d'Azerbaïdjan, selon des propos rapportés par le quotidien Hurriyet, mardi 15 octobre.

"Ils exercent des pressions sur nous pour que nous arrêtions l'opération. Nous avons un objectif clair. Nous ne sommes pas préoccupés par les sanctions", a encore dit Recep Tayyip Erdogan, six jours après le lancement de l'offensive turque pour éloigner de sa frontière les Kurdes de la milice des Unités de protection du peuple (YPG).

Une rencontre Pence-Erdogan jeudi

Le vice-président américain Mike Pence rencontrera le président turc jeudi, avec l'objectif affiché d'obtenir un "cessez-le-feu immédiat" dans le nord de la Syrie. Il sera accompagné en Turquie de Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, Robert O'Brien, conseiller à la sécurité nationale, et James Jeffrey, émissaire américain pour la Syrie, a précisé la Maison Blanche.

Le président turc se montre par ailleurs peu inquiet de l'entrée de l'armée syrienne dans la ville de Minbej, tant que la région est vidée de combattants kurdes syriens. "Pour moi, l'entrée du régime dans Minbej n'est pas un [développement] très, très négatif. Pourquoi ? Parce que c'est leur territoire".

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