Syrie : la Russie a informé la Turquie du retrait "total" des Kurdes, affirme Erdogan

Le président turc Recep Tayip Erdogan à Ankara (Turquie), le 29 octobre 2019.
Le président turc Recep Tayip Erdogan à Ankara (Turquie), le 29 octobre 2019. (HALIL SAGIRKAYA / ANADOLU AGENCY)

Un accord entre Moscou et Ankara prévoyait que le départ des troupes kurdes devait avoir lieu avant ce mardi.

La Russie a indiqué à la Turquie que la milice kurde, dont Ankara demandait le départ, a bien quitté les zones de Syrie frontalières avec la Turquie, a déclaré mardi 29 octobre le président turc Recep Tayyip Erdogan. C'est pour déloger de leurs positions les Unités de protection du peuple (YPG), qualifiées de "terroristes" par la Turquie, que cette dernière avait lancé son offensive dans le nord de la Syrie.

"La Russie a transmis à nos autorités compétentes l'information selon laquelle les groupes terroristes se sont totalement retirés" des zones frontalières de la Turquie, a détaillé Recep Tayip Erdogan lors d'un discours à Ankara, retransmis à la télévision.

Une condition de l'accord Erdogan-Poutine

"Le retrait des unités armées du territoire sur lequel un corridor de sécurité doit être créé a été terminé plus tôt que prévu", avait affirmé le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, un peu plus tôt mardi.

Le 23 octobre, le président turc avait conclu un accord "historique" avec son homologue russe Vladimir Poutine. En échange de la fin définitive de l'offensive turque, il prévoyait le retrait des Kurdes avant ce mardi à 16 heures, heure française. Si cette condition n'était pas respectée, Recep Tayip Erdogan a affirmé à plusieurs reprises que les combats reprendraient.

En vertu de cet accord, des patrouilles communes turques et russes doivent désormais être déployées dans une zone "de 10 km de profondeur" depuis la frontière, pour vérifier la réalité de ce retrait. Selon les médias turcs, elles pourraient débuter dès mercredi.

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