La Turquie annonce la suspension de son offensive pour que les forces kurdes évacuent le nord de la Syrie

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, le 16 octobre 2019, à Ankara. 
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, le 16 octobre 2019, à Ankara.  (ADEM ALTAN / AFP)

Cette annonce a été faite à l'issue d'une rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Mike Pence.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, annonce, jeudi 17 octobre, la "suspension" de son opération militaire contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. Cette "pause" d'une durée de cinq jours doit permettre l'évacuation des forces kurdes du YPG, sommées par Ankara de quitter une "zone de sécurité" de 32 km de largeur le long de la frontière turque. Sur Twitter, le président des Etats-Unis s'est félicité que "des millions de vies soient sauvées".

Cette annonce a été faite à la suite d'une rencontre de plus de quatre heures entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le vice-président américain Mike Pence. A l'issue de celle-ci, le bras droit de Donald Trump a affirmé que l'opération turque "s'arrêtera complètement" si les troupes kurdes acceptent de se retirer.

Pour la Turquie, il ne s'agit pas d'un "cessez-le-feu"

Pendant cette conférence de presse, Mike Pence a assuré avoir négocié avec la Turquie un accord de "cessez-le-feu". Mais le terme a été immédiatement récusé par le ministre turc des Affaires étrangères, arguant qu'un cessez-le-feu ne peut être négocié qu'entre "deux parties légitimes".

Les pays occidentaux soutiennent en majorité les Kurdes pour leur rôle crucial dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique. Mais Ankara les considère de son côté comme des "terroristes" en raison des liens du YPG avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla sanglante en Turquie depuis 1984.

Vous êtes à nouveau en ligne