DIRECT. Offensive en Syrie : l'Union européenne "condamne l'action militaire de la Turquie"

Des combattants syriens soutenus par la Turquie circulent dans la ville d\'Ayn al-Arous (Syrie), le 14 octobre 2019.
Des combattants syriens soutenus par la Turquie circulent dans la ville d'Ayn al-Arous (Syrie), le 14 octobre 2019. (BAKR ALKASEM / AFP)

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de l'UE promettent des sanctions contre les forages illégaux réalisés par la Turquie au large de Chypre.

Une condamnation et une promesse de sanctions. Au sixième jour de l'offensive turque dans le nord de la Syrie, lundi 14 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont "condamné l'action militaire de la Turquie, qui compromet gravement la stabilité et la sécurité de l'ensemble de la région". Ils ont dit préparer des sanctions contre les forages illégaux réalisés par la Turquie au large de Chypre. Suivez cette journée dans notre direct.

Erdogan refuse de "reculer". A la tête d'une armée qui progresse dans les territoires tenus par les Kurdes, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a répété sa détermination à poursuivre l'offensive, malgré les protestations de Paris et de Berlin. "Ceux qui pensent pouvoir nous contraindre à reculer avec ces menaces se trompent", a-t-il lancé, tandis que la violence des combats fait rage.

L'armée syrienne se rapproche de la frontière turque. Les forces du régime syrien se sont rapprochées, lundi, de la frontière avec la Turquie, où les troupes d'Ankara et des alliés syriens mènent toujours des combats contre une milice kurde. L'agence officielle Sana a confirmé l'arrivée "des unités de l'armée arabe syrienne" à la localité de Tal Tamr.

Les Kurdes s'allient au régime de Damas. Afin de s'opposer à l'avancée rapide des troupes turques et de leurs alliés, les Kurdes de Syrie avaient annoncé, dimanche, avoir conclu un accord avec Damas pour le déploiement de l'armée syrienne dans le nord du pays. Le régime de Bachar Al-Assad entretient des rapports tendus avec la minorité kurde, mais dénonce l'opération d'Ankara.

Un convoi de civils et de journalistes pris pour cible. Un convoi comprenant des journalistes a été attaqué dimanche à Ras al-Aïn, rapporte une équipe de France 2 qui se trouvait sur place. Dix personnes sont mortes dans ce raid mené par l'aviation turque, selon l'OSDH. Parmi eux figure le correspondant d'une agence locale de presse kurde.

Plus de 160 000 déplacés. Depuis mercredi, 128 combattants kurdes, 94 rebelles proturcs et 69 civils ont été tués dans les violences, selon un dernier bilan de l'OSDH. Plus de 160 000 personnes ont été déplacées, d'après l'ONU. De son côté, la Turquie a annoncé la mort de quatre soldats en Syrie et de 18 civils dans la chute de roquettes kurdes sur des villes frontalières turques.

Le Drian boycotte le match France-Turquie. Le ministre français des Affaires étrangères a renoncé à assister au match France-Turquie, qualificatif pour l'Euro 2020, auquel il devait se rendre lundi soir à Saint-Denis. "La présence du ministre était prévue à son agenda, il a décidé de ne pas y aller", a indiqué son entourage. La commission mixte économique France-Turquie, qui devait se tenir début décembre, a aussi été annulée par le Quai d'Orsay.

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