Crise au plus haut point à Idlib entre Syriens, Russes et Turcs

Selon les ONG, il s'agit d'une crise humanitaire révoltante. L'ONU parle, elle, d'un cauchemar humanitaire. À Idlib, 900 000 personnes ont été déplacées dans un froid glacial.

Les combats continuent entre les rebelles syriens épaulés par les Turcs contre l'armée du régime de Bachar Al-Assad. Dans une ville désertée par les habitants, à Sarmin (nord de la Syrie), l’armée turque se déploie en nombre. Une colonne de soldats est protégée par des snipers, des véhicules blindés et des cars. Ils prêtent main-forte aux rebelles syriens, acculés à Idlib par l’armée de Bachar Al-Assad. Avec les Turcs, le rapport de force pourrait s'équilibrer. "Nous travaillons avec tous nos frères turcs (…) nous allons essayer de reprendre tous les points occupés par la milice de Bachar et les occupants russes", lance un soldat.

"Catastrophe humanitaire"

Les frappes du régime et de son allié russe se sont intensifiées. En huit mois, l'armée de Bachar Al-Assad a réduit la dernière enclave rebelle dans le nord du pays, ce qui inquiète Recep Tayyip Erdogan. Il s'est entretenu avec Vladimir Poutine, sur la situation : "Aussi longtemps que le régime syrien poursuivra sa cruauté envers le peuple d'Idlib, il est hors de question pour nous de nous retirer de là-bas", a-t-il annoncé. Le conflit a provoqué l'exode d'environ un million de personnes, une "catastrophe humanitaire sans précédent" en Syrie selon l'ONU.

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