Sur les rives du Mississippi, des Américains contemplaient dimanche les inondations forcées du fleuve en crue

Le fleuve en crue est détourné sur les terrains pour sauver La Nouvelle-Orléans et Baton Rouge. Afin d'éviter que les grandes villes de la région ne soient dévastées par les eaux, les ingénieurs de l'armée de Terre US a procédé à un délestage sur de vastes portions en ouvrant 4 vannes d'un canal de déversement, a précisé la porte-parole Rachel Rodi

Le fleuve en crue est détourné sur les terrains pour sauver La Nouvelle-Orléans et Baton Rouge. Afin d'éviter que les grandes villes de la région ne soient dévastées par les eaux, les ingénieurs de l'armée de Terre US a procédé à un délestage sur de vastes portions en ouvrant 4 vannes d'un canal de déversement, a précisé la porte-parole Rachel Rodi

Le corps des ingénieurs de l'Armée de Terre a expliqué qu'ils avaient ouvert progressivement ces vannes pour éviter qu'un "mur d'eau", selon les mots du gouverneur Bobby Jindal, ne se déverse sur les milliers de maisons et de champs de cet Etat rural.

"En Louisiane, on sait se battre", a affirmé Guy Cormier, le président de la paroisse St Martin qui va être inondée. "Mon grand-père a combattu l'inondation de 1927, mon père celle de 1973 et moi celle de 2011", a-t-il résumé sur la chaîne ABC.

C'est la seconde fois seulement depuis la construction en 1954 du canal de déversement de Morganza que celui-ci est ouvert.

Si toutes les vannes du canal étaient ouvertes, le flux atteindrait un débit de 17.000 mètres cubes à la seconde, soit trois fois le volume d'eau qui tombe chaque jour des chutes du Niagara.

Afin d'éviter un tel débit destructeur, les vannes ont été ouvertes progressivement: deux samedi, deux autres dimanche. Au total, les ingénieurs entendent ouvrir 16 des 125 vannes que comporte le canal de déversement.

Un autre canal, le Bonnet Carre, entre Baton Rouge et La Nouvelle-Orléans a été ouvert pour détourner une partie de la crue dans le lac Ponchartrain.

Au final, le délestage, qui permettra d'acheminer l'eau vers le golfe du Mexique, devrait provoquer l'inondation de 1,2 million d'hectares supplémentaires mais permettra d'épargner Baton Rouge et La Nouvelle-Orléans, la ville martyre de l'ouragan qui se remet tout juste des ravages de l'ouragan Katrina fin août 2005.

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