Le G7 "favorise les inégalités", selon Oxfam

Les décideurs économiques du G7, lors du sommet du G7 à Bari (Italie), le 13 mai 2017.
Les décideurs économiques du G7, lors du sommet du G7 à Bari (Italie), le 13 mai 2017. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

L'ONG dénonce le modèle capitaliste et néolibéral mis en place par les superpuissances mondiales, alors que les inégalités s'accroissent toujours plus.  

Un sommet consacré à "la lutte contre les inégalités" par des pays favorisant ces mêmes inégalités. Une étude de l'ONG Oxfam, publiée jeudi 22 août à deux jours de l'ouverture du sommet de Biarritz, estime que les dirigeants des pays du G7 "favorisent activement ces inégalités dans leurs pays et dans le monde entier." 

Augmentation des écarts de revenu et de la pauvreté, baisse d'impôts pour les riches..."Les inégalités de revenus se sont aggravées dans tous les pays du G7 depuis les années 1980. Les 20% les plus pauvres de la population des pays du G7 ne touchent, en moyenne, que 5% du total des rémunérations, tandis que les 20% les plus riches en perçoivent environ 45%", relate un document de l'ONG.

Un manque de mesures concrètes pour lutter contre la pauvreté

Malgré l'intitulé officiel du sommet du G7 de cette année, "la lutte contre les inégalités", et une déclaration appuyant cette nécessité déjà faite par le G7 en 2017 à Bari (Italie), Oxfam déplore que le groupement des superpuissances mondiales "ne parvient pas à prendre des mesures concluantes pour combler le fossé entre riches et pauvres". 

Oxfam dénonce "une mainmise sur les politiques publiques" par les grandes fortunes et les entreprises, ainsi que "la priorité aux actionnaires" du modèle de capitalisme néolibéral, imposé par le G7 "dans le monde entier".

Pour réduire effectivement les écarts entre les riches et les pauvres, l'ONG réclame "des plans concrets avec une date butoir claire", "l'introduction d'un taux effectif d'imposition minimum dans tous les pays, fixé à un niveau ambitieux" et des investissements "dans des services universels publics et gratuits". L'association souhaite également "des mesures concrètes pour la justice climatique" avec "des réductions des émissions beaucoup plus élevées".

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