G7 : "Il faut de l'argent pour les droits des femmes", plaide Sophie Chassot (Women 7)

France 2

Sophie Chassot, membre de l'ONG Care France et du Women 7, est l'invitée des "4 Vérités" de France 2, mardi 20 août.

Alors que le G7 doit s'ouvrir à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), du 24 au 26 août, des citoyennes demandent un G7 féministe. "Notre volonté c'est que cette année, le G7 fasse la différence. Que l'on ne soit plus sur un G7 qui traite uniquement des sujets économiques ou géopolitiques, mais que l'on parle du droit des femmes. C'était la volonté d'Emmanuel Macron, on est ravies de cette priorité, maintenant il faut passer aux actes", explique Sophie Chassot, membre de l'ONG Care France et du Women 7, invité des 4 Vérités de France 2, mardi 20 août.

Concrètement, quels pourraient être ces actes ? "C'est à la fois une meilleure consultation et une meilleure participation des associations féministes, qui doivent être invitées à la table des négociations à Biarritz, qui doivent parler avec les chefs d'État du G7. Pour l'instant ce n'est pas le cas", indique Sophie Chassot. "Je lance un appel ce matin pour que l'on soit invitées", ajoute-t-elle.

"En France on est loin d'être exemplaires"

Si Sophie Chassot était à la table du G7, "je leur dirais qu'il faut de l'argent pour les droits des femmes et très clairement ce n'est pas le cas", indique-t-elle. "La France est parmi les meilleurs élèves du G7, et justement il faut se saisir de cette occasion pour acter des engagements forts sur la question", précise Sophie Chassot, qui plaide pour que Paris défende le droit à l'avortement et pour que les femmes soient mieux intégrées dans les milieux du pouvoir.

"En France on est loin d'être exemplaires sur plusieurs sujets", rappelle Sophie Chassot. En France, 93 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons depuis le début de l'année. Un Grenelle doit être mis en place par Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, le 3 septembre. "On accueille cette nouvelle avec enthousiasme", indique Sophie Chassot.

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