G7 à Biarritz : quatre des cinq personnes soupçonnées de vouloir s'en prendre aux forces de l'ordre ont été remises en liberté

Un gendarme avec un écusson du G7 organisé à Biarritz en août 2019. 
Un gendarme avec un écusson du G7 organisé à Biarritz en août 2019.  (IROZ GAIZKA / AFP)

Quatre des cinq personnes interpellées, soupçonnées d'avoir voulu s'en prendre aux forces de l'ordre en marge du sommet du G7, ont été remises en liberté mardi.

Quatre des cinq personnes interpellées lundi 19 août, soupçonnées d'avoir menacé, sur les réseaux sociaux, de s’en prendre aux forces de l’ordre en marge du sommet du G7, ont été remises en liberté mardi 20 août, selon le parquet de Tours.

Le seul suspect maintenu en garde à vue est poursuivi pour "provocation à la commission d'un délit ou d'un crime par moyen électronique", précise le procureur de la République. D'abord confiée au parquet de Tours où une des interpellations a eu lieu, l'affaire est désormais suivie par le parquet de Melun où la dernière personne se trouve encore en garde à vue.

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Les cinq personnes ont été interpellées lundi parce qu'elles ont divulgué sur les réseaux sociaux notamment les lieux où étaient cantonnées des forces de l’ordre lors du sommet du G7, a indiqué une source proche du dossier à franceinfo et France 2. Ils ont appelé à brûler leurs hôtels, précise une autre source à franceinfo.

Près de 12 000 membres des forces de l'ordre mobilisés

Le sommet du G7 réunira les dirigeants de sept pays, leurs délégations ainsi que la presse internationale, du 24 au 26 août prochain. Des violences au cours des manifestations des contestataires sont redoutées, tout comme un afflux d'arrestations des auteurs de violences.

Près de 12 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés pour assurer la sécurité. Raid, GIGN, équipes cynophiles spécialisées dans la détection d’explosifs sont mobilisés pour garantir la sécurité des dirigeants des sept pays. Le ministre de l'intérieur, Christophe Castaner, est attendu ce mardi après-midi à Biarritz pour présenter plus précisément le dispositif de sécurité qui sera mis en place.

Selon les informations de franceinfo, 44 compagnies de CRS et une cinquantaine d'escadrons de gendarmes sont engagés. En plus des forces mobiles, des unités spécialisés sont mises à contribution : police judiciaire, renseignement, raid ou encore service de protection des personnalités. Un dispositif anti-drones sera également mis en place.

Le contre-sommet sera lui aussi sous haute-surveillance. Les anti-G7 organisent une grande manifestation samedi à Hendaye. Même si ce rassemblement se veut pacifique, les autorités redoutent la présence de black blocs et de "gilets jaunes" radicalisés. Le dispositif judiciaire a également été renforcé pour permettre un traitement sans accroc des possibles auteurs de méfaits.

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